Project Description

L’Alhambra de Grenade est un somptueux ensemble palatial, un des monuments majeurs de l’architecture islamique et l’acropole médiévale la plus majestueuse du monde méditerranéen. Avec la Grande mosquée de Cordoue, c’est le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne du 8e au 15e siècle. Couvrant une surface d’environ 140.000m² et située sur une colline dominant Grenade et ses environs, l’Alhambra est divisée en trois parties: les Palais Nasrides richement décorés, l’Alcazaba (les remparts) et le Generalife (les jardins).

L’Alhambra fait partie des édifices qu’il est indispensable de visiter lors d’un séjour à Grenade ou aux alentours de la ville – c’est un lieu que je qualifie volontiers de véritable « Merveille du Monde » et ne pas l’admirer est une erreur que vous ne voudriez surtout pas faire ! L’endroit est gigantesque et il est indispensable de prévoir une bonne demi-journée pour en faire le tour. Si vous ne venez à Grenade que pour un jour ou deux, mieux acheter vos billets à l’avance, car il peut y avoir de longues files d’attente et il pourrait même être impossible d’obtenir des billets sur un délai trop court. Ces billets, valables une demi-journée si vous choisissez l’option de visite générale, peuvent être obtenus directement à l’Alhambra (soit à la billetterie, soit au magasin de l’Alhambra à la rue Reyes Católicos) ou par la banque Caixa (soit par téléphone, soit en ligne en utilisant leur page web « ticketmaster »). Comptez 3 bonnes heures au minimum pour visiter les lieux. Pour en savoir plus, je vous redirige vers le site officiel de l’Alhambra où vous trouverez toutes les informations utiles. Attention aux horaires et heures d’entrée spécifiques !

Comme il m’est impossible de rédiger un article comprenant un résumé complet de chaque élément de l’Alhambra (beaucoup trop long à rédiger), je vais me contenter des lieux les plus connus et importants du complexe, le tout accompagné de quelques photos et commentaires. Après avoir obtenu nos tickets au magasin de l’Alhambra un jour en avance, Eric (un ami de l’école de langue de Grenade) et moi partons en début d’après-midi pour une ballade de plusieurs siècles en arrière au cœur du « Château Rouge ».

Après avoir passé la Puerta de las Granadas depuis le centre-ville, nous suivons une route nous menant à l’entrée du complexe. Il est existe plusieurs voies d’accès pour les piétons, mais celle-ci est la plus directe et la plus fréquentée. Sur le trajet, nous passons à côté du monument dédié à Irving Washington, la Fontaine de Charles Quint (Pilar de Carlos V) ainsi qu’à proximité de la Tour de la Justice (Torre de la Justicia), l’une des entrées de l’Alhambra. Nous longeons les remparts de l’Alhambra et une fois devant l’entrée principale, nous montrons nos billets, entrons et entamons notre visite du complexe. Nous commençons par le Generalife, suivi de l’Alhambra supérieure, l’Alcazaba et pour terminer, les Palais Nasrides. Il s’agit du circuit de visite traditionnel, bien qu’il soit possible de l’effectuer dans l’autre sens. Tout dépend de votre heure d’entrée dans les Palais, attention à ne pas être en retard, sinon pas de visite ni de remboursement !

Generalife

Le Generalife était le palais d’été des princes Nasrides, là où ces derniers venaient se rafraîchir dans les ombrages, près des bassins d’eau. Situé hors des murs d’enceinte sur l’autre versant du plateau principal, ce palais est très connu en Espagne et plusieurs poèmes ont été écrits à son sujet. Le nom est un dérivé de l’arabe « Jannat al-Arif » signifiant « paradis » ou « jardins de l’architecte ». L’abondance d’eau dans cette Andalousie dominée par les sommets enneigés de la Sierra Nevada fut pour tous ces princes issus du désert une véritable révélation. L’Alhambra et les jardins du Généralife sont les symboles les plus forts de cette domestication de l’eau qui rafraîchissait presque chaque cour et jardin du complexe. Aujourd’hui, le Generalife est composé par deux groupes de bâtiments, relié entre eux par le Patio du Canal (Patio de la Acequia).

Néanmoins, il est difficile de savoir quel était l’aspect original du palais, puisqu’il a été modifié et reconstruit a plusieurs reprises pendant toute la période chrétienne. Ces modifications et reconstructions furent nécessaires compte tenu du mauvais état de conservation et à l’abandon des lieux durant la dernière époque musulmane, mais elles ont ultérieurement changé la distribution des lieux et déformé plusieurs de ses aspects. Notre visite commence par les jardins du Generalife. Nous frayant un chemin parmi les cyprès, haies et fontaines du lieu, nous admirons la vue partielle sur Grenade ainsi que le théâtre-auditoire, toujours utilisé de nos jours pour certains concerts et représentations.

Après les jardins, nous entrons dans ce qui se trouve être la partie la plus importante et la plus connue du Generalife, le Patio du Canal (Patio de la Acequia). C’est une paysage typique de carte postale devant lequel nous restons en admiration, surtout le temps de laisser passer un groupe visiblement pressé de touristes chinois se bousculant derrière nous. Le patio est traversé par un canal entouré de plusieurs petits jets d’eau et chacune de ses extrémités débouchent sur deux bassins en pierre. Le reste des lieux est occupé par des espèces végétales qui ont varié selon les goûts de différentes époques. De nos jours, on peut y admirer des haies de myrte, des orangers, des cyprès et des rosiers. Un lieu magnifique !

A l’inverse de l’Alhambra, tous les bâtiments du Generalife, bien que solides et imposants, sont en général très simplement décorés, ce qui donne une idée précise sur l’intimité et le calme que les monarques recherchaient pour leurs journées de repos au cœur des jardins. Nous avons tout de même pu observer quelques motifs décoratifs en plâtre, certes peu variés, mais d’une finesse et d’un goût raffiné.

Nous grimpons alors les quelques marches de deux grandes séries d’escaliers. Ces derniers sont considérés comme de véritables « mini-aqueducs », car ils sont traversés par de petits canaux amenant l’eau de bassins situés en hauteur jusqu’au cœur des jardins du Generalife. Un dernier moment passé sur un chemin entouré de végétation et nous voici de retour vers l’entrée. Il est maintenant temps d’entrer dans le vif du sujet, plus précisément dans l’Alhambra supérieure via un pont nous permettant de franchir les remparts. Après cette première partie de visite, je dois dire que je suis impressionné. Certes, nous sommes au mois de janvier et les jardins dénués de fleurs du Generalife n’offrent clairement pas grand chose à photographier, mais la beauté des fontaines, le jeu de lumière et la simplicité exquise des lieux compense largement cela. Et ce n’est que le début de notre ballade !

Alhambra

Peu après le pont, nous suivons le sentier touristique et passons devant la Tour de L’Eau (Torre del Agua), située juste à côté de l’aqueduc qui amène l’eau du Généralife jusqu’à l’Alhambra. Seules quelques ruines de la tour originale, détruite par un explosion perpétrée par les troupes de Napoléon en 1812, sont encore visibles aujourd’hui, comme c’est également le cas de la Tour du But de la Rue (Torre del Cabo de la Carrera). Les autres bâtiments de L’Alhambra ont échappé à ce destin funeste grâce à José García, un brigadier des invalides qui coupa les mèches qui avaient été placées entre différentes tours présentes sur les remparts.

Notre chemin continue à travers le Terrain non Irriguée de l’Alhambra (Secano de la Alhambra) où se trouve un grand nombre de ruines de bâtiments arabes et chrétiens. La zone sud-orientale du complexe porte, elle, le nom d’Alhambra Supérieure et est composée des terres se trouvant entre le Terrain non Irrigué jusqu’au Jardins du Partal (Jardines del Partal) et la Porte du Vin (Puerta del Vino), une partie étant maintenant occupée par le Palais de Charles Quint (Palacio de Carlos V).

Nous passons à côté du bâtiment des Bains (Baños), de l’Église Santa Maria de la Alhambra, puis arrivons en vue du Palais de Charles Quint, dont je vais parler un peu plus bas. Juste à côté se trouve la Tour de la Justice (Torre de la Justicia) que nous avons déjà vue depuis l’extérieur des murs avant notre visite du Generalife, et la Porte du Vin (Puerta del Vino), l’une des constructions les plus anciennes de l’Alhambra aujourd’hui isolée à l’intérieur de la Place des Citernes (Plaza de los Aljibes). L’origine du nom de cette porte est obscure, mais une version de 1556 raconte que pour éviter de payer l’impôt sur le vin, les villageois habitant les environs le stockait ici. Cependant, une autre version explique que ce nom provient d’une simple confusion entre les mots « Bib al-hamra » (Porte Rouge ou Porte de l’Alhambra), le nom originel de la porte, et « Bib al-jamra » (Porte du Vin).

Juste après cette porte se trouve la Place des Citernes (Plaza de los Aljibes), appelé ainsi à cause des citernes que le Comte de Tendilla fit construire en 1494 dans le précipice qui sépare l’Alcazaba et les Palais Nasrides. Ces dernières, de 34 mètres de long, 6 mètres de large et 8 mètres de haut, furent plus tard transformées pour devenir l’esplanade sur laquelle nous marchons actuellement. Depuis le promontoire sur le côté nord de cette place, nous pouvons admirer une jolie vue sur la ville, plus particulièrement sur les quartiers de l’Albaicín et de Sacromonte.

Nous retournons sur nos pas et entrons dans le Palais de Charles Quint. Sa construction, gérée par Pedro Machuca, commença en 1527 et fut achevée en 1957. Le palais est de forme carrée avec une façade de 63 mètres de largeur et 17 mètres d’hauteur. Le patio circulaire central, unique dans ce style, est la plus importante oeuvre de la Renaissance en Espagne et c’est justement là que nous allons. En faite, nous n’avons pas le temps de visiter les musées du Palais, car nous ne devons pas être en retard aux Palais Nasdires ! Cela étant, rien que le patio est impressionnant et c’est l’endroit parfait pour quelques photos panoramiques. D’ailleurs, comme vous pouvez le voir ci-dessous, je me suis bien amusé!

La dernière photo ci-dessus est étrange, non ? Voilà ce que donne un panoramique depuis le centre de la cour. Autant dire que le lieu perd tout son intérêt, non? Quoi qu’il en soit, il est l’heure de poursuivre notre visite de l’Alhambra.

Alcazaba

Comme nous avons encore un peu de temps avant la visite des Palais Nasrides et comme nous le permet notre ticket, nous partons à la découverte de l’Alcazaba, la partie la plus ancienne de l’Alhambra avec ses Tours Vermeilles (Torres Bermejas). On dit qu’avant même avant sa construction et l’arrivée des musulmans à Grenade, il existait déjà plusieurs bâtiments à cet endroit. La première référence connue de l’Alcazaba de Grenade date du 9e siècle, construite alors par Sawwar ben Hamdun pendant la lutte entre les arabes et les muladies (les chrétiens convertis à l’Islam).

Le complexe actuel fut terminé par Muhammad I, qui fortifia le château qui existait déjà et leva des défenses et trois nouvelles tours : la Tour Fendue (Torre Quebrada), le Donjon (Torre del Homenaje) et la Tour de Guet (Torre de la Vela). Le monarque transforma ainsi l’Alcazaba en une véritable forteresse dans laquelle il établit sa résidence royale jusqu’à ce que son fils Muhammad II termine la construction des Palais Nasrides. A partir de ce moment-là, la forteresse fut uniquement utilisée à des fins militaires. Sur la Place des Armes (Plaza de Armas), l’accès originel à l’Alcazaba, nous pouvons voir les fondations de plusieurs maisons arabes, autrefois habitées par des civils chargés de satisfaire les besoins des dignitaires et des militaires. Nous suivons ensuite le chemin de ronde nous menant tout autour de la forteresse.

Le sentier touristique nous mène sur des portions de remparts ainsi qu’au sommet de différentes tours offrant de magnifiques panoramas de la ville. La première est la Tour des Armes (Torre de Armas), située sur la muraille nord et qui permettait la communication avec le quartier de l’Almanzora et la ville. Un peu plus loin se trouve la Tour du Guet (Torre de la Vela). Elle, possède une base est massive et quatre étages qui furent utilisés comme habitations, modifiant ainsi de manière certaine son aspect d’origine. Au deuxième étage de cette tour se trouvaient des merlons jusqu’au 16e siècle et la cloche visible sur la façade occidentale fut installée en 1840, mais reconstruite ultérieurement à cause de la foudre qui la frappa en 1882. Le paysage qui peut être observé depuis cette tour est tout simplement merveilleux, car on peut voir en même temps la ville, la Sierra Nevada, la Vega (pleine fertile) et nombre de villages des alentours. Quel régal pour les yeux, magnifique! Nous poursuivons notre chemin et retournons ainsi vers l’entrée par laquelle nous sommes arrivés.

Palais Nasrides

Une fois sorti hors de l’enceinte de l’Alcazaba, il est l’heure pour nous de visiter les Palais Nasrides. Après avoir rejoint la file de touristes devant l’entrée principale, des hommes en uniformes vérifient nos tickets et nous entrons à la découverte des lieux en commençant par le Mexuar, la première des trois zones indépendantes des Palais et la partie semi-publique où avait lieu l’administration de justice et les affaires d’État. Les deux autres zones sont le Palais de Comares (Palacio de Comares), la résidence officielle du roi, et le Palais des Lions (Palacio de los Leones), la zone privée du palais où se trouvait entre autre le Harem. Ces lieux diffèrent assez les uns des autres à cause de leur utilisation et de leurs caractéristiques artistiques. Le Palais de Comares, par exemple, est typiquement musulman, mais le Palais des Lions présente des influences chrétiennes qui doivent être le résultat de l’amitié qui existait pendant des années entre le roi Muhammad V et son homologue Castillan Pedro I, le Cruel.

Au cour de cette visite des Palais, c’est chaque salle, chaque couloir, chaque fenêtre, chaque dalle de marbre (non, j’exagère… à peine!) que nous allons admirer, aussi il m’est tout simplement impossible d’en résumer l’intégralité. En effet, l’histoire du lieu ainsi que la diversité et la complexité de chaque élément d’architecture transformerait ce « résumé » en véritable encyclopédie ! Or, si j’aime bien régulièrement détailler quelques aspects de mon voyage de cette manière, je ne souhaite ici ne vous dévoiler qu’une partie des Palais Nasrides – à vous de venir admirer le reste en personne!

Situé au fond du Mexuar se trouve un oratoire restauré en 1917. Le mur principal a quatre petits balcons, avec des arcs géminés et des petites fenêtres offrant une vue partielle, mais intéressante sur la ville. En suivant le sentier touristique, nous arrivons sur le Patio de la Chambre Dorée (Patio del Cuarto Dorado), située entre le Mexuar et la dite chambre qui se trouve dans le Palais de Comares (Palacio de Comares), servant ainsi de connexion entre les deux lieux. La Chambre dorée porte ce nom à cause des peintures mudéjares de son plafond.

Et là, attention les yeux ! Avant même de visiter une seule des salles du palais, nous sommes éblouis par le très célèbre Patio des Myrtes (Patio de los Arrayanes), nommé ainsi à cause des buissons des myrtes qui entourent l’étang central et de la couleur verte vive desquels contraste avec le sol en marbre blanc des lieux. Il s’agit là d’un paysage très connu des lieux et figurant sur presque toutes les cartes postales que vous trouverez à Grenade. Le palais est ainsi formé par un ensemble de salles situées tout autour de ce patio, chacune d’entre elle pouvant être visitée. Citons notamment la Salle de la Barque (Sala de la Barca) et la Salle des Ambassadeurs (Sala de los Embajadores), ainsi que la Tour de Comares (Torres de Comares), d’où on peut admirer une belle vue de toute la vallée de la rivière Darro.

Un peu plus loin, nous arrivons sur ce que l’on qualifie d’aujourd’hui de l’héritage extraordinaire que laissa Yusuf I dans l’Alhambra : le Palais des Lions (Palacio de los Leones). Ce dernier faisait partie des chambres privées de la famille royale et fut construit dans l’angle qui existe entre les Bains (Baños) et le Patio des Myrtes. En ces lieux, l’art Nasride atteint sa plus grande splendeur, une beauté d’une sensibilité et harmonie incomparables où la lumière, l’eau, les couleurs et la décoration exquise font de ce palais un plaisir d’exception pour nos sens. Quand je vous dis qu’il s’agit d’une véritable merveille, vous pouvez me croire !

Ce palais est composé par un patio central entouré de galeries avec des colonnes dans le style d’un cloître chrétien, permettant ainsi d’accéder aux différentes salles : la Salle des Mocárabes (Sala de Mocárabes) à l’ouest, la Salle des Rois (Sala de los Reyes) à l’est, la Salle des Deux Sœurs (Sala de Dos Hermanas), la Salle des Fenêtres à Meneaux (Sala de Ajimeces) et le Mirador de Daraxa au nord, et finalement la Salle des Abencerrajes et le Harem au sud. N’oublions pas non plus de citer la Cour des Lions (Patio de los Leones), l’endroit le plus célèbre de l’Alhambra. Son nom provient des douze lions-jets d’eau qui se trouve au milieu du patio et sur lesquels repose une immense fontaine de marbre blanc. Superbe!

Toujours parmi le flot des touristes, nous poursuivons notre chemin et arrivons sur le Patio de la Grille (Patio de la Reja), nommé ainsi à cause de la grille existante sur le mur en guise de balcon depuis 1655. Juste à côté se trouve les Jardins de Daraxa, aussi appelé Jardin des Orangers et des Marbres (Jardín de los Naranjos y de los Mármoles). On y trouve des cyprès, des acacias, des orangers et des arbustes de buis tout au tour d’une grande fontaine en marbre dont le bord est décoré avec un poème, comme est le cas de la fontaine de la Cour des Lions. Au sud du patio se trouvent la Salle des Secrets (Sala de los Secretos), où deux personnes peuvent se parler à voix basse en regardant le mur depuis chaque extrémité de la salle. L’acoustique de la salle permet en effet au son de se déplacer facilement et sans obstacle, rendant possible ce genre de communication comme c’est le cas à d’autres endroits en Europe que j’ai eu l’occasion de visiter.

Jardin du Partal

La visite des Palais Nasride se fait dans un sens unique, ainsi les visiteurs entrent par le Mexuar  et ressortent par le Jardin du Partal, qui s’étendent de la sortie de la Rauda (cimetière) jusqu’à l’esplanade où se trouve la Tour des Dames (Torre de las Damas). Cette dernière est d’ailleurs un des bâtiments les plus importants durant la période arabe et sa décoration est la plus ancienne de l’Alhambra. La tour a reçu de nombreux noms en fonction de l’habitant du moment, bien quelle prit son nom actuel à la fin du 18e siècle. Jusqu’en 1924, date à laquelle sa restauration fut achevée, elle subit de nombreuses reformes de la part des différents habitants afin de l’adapter pour la rendre habitable. A gauche de cette tour et attenant à celle-ci se trouvent trois petites maisons arabes où des peintures réalisées dans la première moitié du 14e siècle ont été découvertes.

Sur notre chemin en direction de la sortie, nous suivons le chemin de ronde et passons ainsi sous quelques tours de garde, notamment la Tour des Pointes, la Tour du Cadi, la Tour de la Captive ou encore la Tour des Infantes. Finalement, nous sommes de retour vers l’entrée/sortie du complexe après un après-midi riche en culture et découverte. Peu d’endroits dans le monde peuvent se targuer de posséder la magnificence de l’Alhambra et je suis presque déçu que notre visite soit déjà terminée, tant la découverte des lieux m’a semblé magique et unique. Je le répète : c’est un site culturel à ne pas manquer, car il vaut clairement le déplacement ! A nouveau, renseignez-vous bien sur les horaires et pensez à réserver vos billets un ou deux jours en avance, plus si vous voyagez en haute saison.