Project Description

Málaga est la cinquième plus grande ville d’Espagne et une des destinations touristiques les plus importantes au monde. La ville elle-même possède un charme particulier que tout visiteur peut remarquer au cours d’une promenade. Sa culture, ses traditions, sa gastronomie, auquel on peut ajouter un climat enviable et l’hospitalité débordante de ses habitants renforcent plus que jamais son image de « ville paradisiaque », nommée ainsi par le célèbre poète espagnol Vicente Aleixandre, Prix Nobel de poésie et de littérature.

MÁLAGA, SUR LA COSTA DEL SOL

Pour cette journée, je suis accompagné de deux amis rencontrés durant mon séjour linguistique, Nozomi du Japon et Bruno du Brésil (merci encore à eux de m’avoir accompagné !), et c’est sous un timide lever de soleil que nous quittons Grenade vers 7h du matin par le premier bus pour arriver environ une heure et demie plus tard à Málaga. Une journée complète sur place nous semble plus que suffisant pour faire le tour du centre historique et des principaux monuments de la ville.

A notre arrivée, nous prenons un taxi qui nous permet de rejoindre le centre, la station de bus en étant quelque peu éloignée. Afin de pouvoir nous repérer facilement, nous demandons à être déposés près de la cathédrale. Ni une, ni deux, nous arrivons à la Place de la Marine (« Plaza de la Marina »), le long d’une des grandes artères de la ville avec la cathédrale en vue. Comme nous sommes dimanche, encore un peu fatigué et que nous avons un peu de temps devant nous avant l’ouverture de la cathédrale (merci aux horaires disponibles sur Internet !), nous profitons d’aller boire un café accompagné de quelques churros dans une cafétéria à quelques centaines de mètres de là. C’est ainsi un peu plus réveillé et avec quelque chose dans l’estomac que commence notre visite de Málaga !

Nous revenons lentement sur nos pas en direction de la cathédrale. La navigation à pied dans les rues de Málaga s’avère assez simple, de nombreuses rues et ruelles permettant de traverser les grandes artères pour rejoindre les différentes zones du centre. En plus, le soleil qui se lève et l’absence de nuage nous promet une magnifique journée ! Sur le trajet, nous tentons de mettre la main sur une carte de la ville, en vain car l’office de tourisme voisine est encore fermée, tout comme l’entrée des hôtels du coin…

Mais ce n’est finalement pas un problème, car de nombreux panneaux indicateurs ici-et-là permettent de s’orienter assez facilement et de rejoindre les différentes attractions touristiques de la ville via de très belles rues parfois décorées, comme c’est le cas ci-dessus.

Nous arrivons après quelques minutes sur la place située juste devant l’entrée de la cathédrale, la Place de l’Évêque (« Plaza del Obispo »). Véritable lieu baroque par excellence, c’est l’une de ses places les plus importantes depuis l’antiquité. En face se trouve l’entrée principale de la cathédrale de Málaga avec son impressionnante façade et ses larges escaliers de marbre. Sur la gauche se trouve le Palais de l’Évêque (« Palacio del Obispo »), magnifiquement décoré.

Nous sommes déjà impressionnés et nous n’avons même pas encore visité l’intérieur de la cathédrale, de son complet « Notre-Dame de l’Incarnation », même si les Malaguènes l’appellent simplement « la Cathédrale ». Cette dernière représente un édifice important à Málaga. En effet, ce n’est uniquement un symbole religieux, mais également une référence incontournable, un point de repère et le témoin privilégié de nombreux événements. Sa construction commença sur les vestiges des cultures précédentes en 1528 et se poursuivi tout au long des 17e et 18e siècles. C’est aujourd’hui l’un des meilleurs exemples de l’art religieux espagnol.

Œuvre inachevée, la façade principale et la tour sud de la cathédrale ne sont pas tout à fait terminées. Il est vrai que l’absence d’une seconde tour donne à l’édifice un aspect pour le moins singulier, d’où le fait qu’elle soit populairement connue ici sous le nom de la « Manchotte » (« La Manquita »). Selon la légende, l’argent qui aurait dû servir à son achèvement au 19e siècle fut utilisé pour payer les guerres en Amérique. Il fut cependant prouvé plus tard que cet argent servit à financer quelques travaux publics urgents dans la province. Mais trêve d’histoire et de bavardages, nous franchissons à présente la seule porte visiblement ouverte de la cathédrale pour en visiter l’immense intérieur  !

Ce dernier est de style Renaissance, de forme rectangulaire et comporte trois nefs. Le chevet rappelle fortement ceux de Grenade et de Cadìz, cathédrales andalouses du 16e siècle. En revanche, le chœur est plus proche de ceux de Tolède et de Cordoue, les trois plus importants chœurs d’Espagne. Le plus remarquable est sans doute l’œuvre sculpturale du chœur, avec 42 tailles réalisées pour la plupart par Pedro de Mena. N’oublions pas de citer également les deux magnifiques orgues qui comptent plus de 4000 tubes, rares exemplaires du 18e siècle encore utilisés aujourd’hui à l’occasion de fréquents concerts.

près cette visite, nous quittons l’édifice par une autre porte, celle des Chaînes (« Puerta de las Cadenas ») et arrivons ainsi au patio planté d’orangers et entouré des jardins de la cathédrale. C’est ainsi une autre magnifique vue du bâtiment qui s’offre à nous.

Nous suivons alors les panneaux indicateurs pour nous diriger vers l’Alcazaba, à quelques minutes de là.

Sur le chemin, nous apercevons une église située au fond d’une petite rue et notre curiosité nous y amène finalement. Il s’agit de l’abbaye de Santa Ana, plus connue sous le nom d’Abbaye du Cister. Construite en 1878 par Jerónimo Cuervo et restaurée en 1990, l’église possède un beau chœur et une tribune derrière le presbytère. Il s’agit d’un échantillon de l’art sacré conventuel dont la marque la plus évidente est sa façade simple et lumineuse surmontée d’une statue en terre cuite de Santa Ana, œuvre originale du 18e siècle.

Le nom du sculpteur de Grenade Pedro de Mena y Medrano est intimement lié à l’Abbaye de Santa Ana ; voisin du couvent, il choisit cet endroit – où plusieurs de ses filles avaient pris le voile – pour son repos éternel. Nous reprenons notre chemin après un rapide tour de l’intérieur alors que l’édifice vient à peine d’ouvrir ses portes.

Nous arrivons finalement en vue de l’Alcazaba. Juste devant celui-ci se trouve un petit kiosque d’information qui vient vraisemblablement d’ouvrir lui aussi, parfait ! Nous en profitons pour obtenir une carte de la ville et de ses points d’intérêts principaux. Bien qu’ayant déjà une idée précise de ce que nous souhaitons voir et faire, il est toujours utile d’avoir une carte des lieux avec soi. Le soleil est à présent levé et il commence à faire chaud. Toutefois, la température reste agréable, grâce à l’air marin et un vent qui s’intensifie par moment. Nous suivons ensuite un chemin nous emmenant à l’entrée de l’Alcazaba, mais au lieu d’y aller directement, nous poursuivons jusqu’à un petit point de vue nous permettant d’admirer le Théâtre Romain voisin.

C’est l’un des symboles vivants de l’Hispania Romana dans Málaga. Construit à l’époque d’Auguste, le théâtre fut utilisé jusqu’au 3e siècle. Ses matériaux, colonnes et pierres de tailles furent également utilisés par les Arabes pour construire l’Alcazaba.

Il fut découvert en 1951 lors de la construction d’un jardin à l’entrée d’une Maison de la culture qui avait été construite en 1940, puis remaniée dans les années soixante. Les premiers signes de la présence du théâtre furent découverts pendant ces travaux et la maison fut définitivement démolie afin de pouvoir évaluer convenablement les vestiges du site dans le cadre des programmes culturels de 1992.

Nous revenons sur nos pas et entrons dans un petit bâtiment servant d’entrée à l’Alcazaba. Au moment de l’achat de notre billet d’entrée via une machine électronique, nous remarquons qu’il est possible d’acheter un pass qui combine l’Alcazaba et la forteresse de Gibralfaro, notre prochaine visite. Nous nous décidons finalement pour le billet groupé, sans savoir que ce dernier, en plus d’être meilleur marché, allait nous être très utile une fois arrivé au sommet du mont Gibralfaro. Mais ceci est pour plus tard, revenons à notre mouton : l’Alcazaba.

Il s’agit d’un palais fortifié dont le nom arabe signifie « citadelle ». C’est l’un des monuments historiques de la ville et un espace très visité où histoire et beauté vont de pair. Datant de l’époque musulmane, il est situé aux pieds du mont Gibralfaro où se trouve le fort arabe éponyme auquel il était relié par un couloir protégé de murailles appelé « La Coracha ». L’Alcazaba fut construit entre 1057 et 1063 à la demande de Badis, Roi berbère de la taïfa de Grenade et à partir de matériaux tirés d’anciens bâtiments et de l’annexe du théâtre romain, comme des colonnes et des chapiteaux.

Nous entamons notre visite des lieux. L’Alcazaba étant construit en hauteur, il nous faut plusieurs fois monter quelques chemins et escaliers. Se faisant, nous passons par de très jolies cours rectangulaires et des travées entourant jardins et étangs, décorées ici-et-là d’orangers que l’on déposséderait volontiers de leur fruits, tant ces derniers ont l’air succulent ! L’ensemble est franchement superbe, conjuguant à merveille les éléments défensifs à la magnificence d’un palais arabe. Plus nous marchons vers les hauteurs, plus nous sommes ébahis par la beauté de lieux. Dans la plus pure tradition de l’architecture grenadine, ombres et lumières se succèdent dans des jeux magnifiques dont seuls les constructeurs arabes avaient le secret.

Sa composante militaire en fait l’une des constructions musulmanes les plus importantes d’Espagne. Mâchicoulis, tours flanquées percées de meurtrières et remparts crénelés assuraient sa défense, mais son meilleur atout était (et reste) sans conteste sa situation, dominant la ville d’un côté et la baie de l’autre : c’est ainsi une jolie vue sur la cathédrale, ainsi que sur la Mairie et son jardin que nous pouvons observer depuis les balcons.

Elle était entourée d’un quartier, aujourd’hui totalement disparu, qui avait son propre système d’évacuation des eaux usées et des latrines dans la plupart des maisons, ce qui témoigne du haut niveau de civilisation qui existait à l’époque. Des exemples reconstruits de ces édifices, ainsi que des expositions d’objets divers sont ouverts au public et peuvent ainsi être admirées de près, ce que nous ne manquons pas de faire, ma partie préférée étant sans aucun doute le patio agrémenté d’orangers et de petits bassins d’une de ces maisons.

Après la visite de ce superbe monument, nous redescendons vers l’entrée principale et quittons l’enceinte de l’Alcazaba. Nous nous aidons alors de notre carte (comme quoi cette dernière nous est finalement utile) pour trouver le début d’un chemin de pierres pavées menant au fort tout en haut de la colline. Nous aurions également pu nous y rendre via un de ces petits trains de touristes voir un bus, mais ce n’est pas un peu d’exercice qui va nous effrayer… Même si la montée s’annonce quelque peu difficile ! Au fur et à mesure de notre ascension, nous longeons les murs de l’Alcazaba tout en conservant un bon rythme de marche… Peut-être même trop bon, car il me semble que j’avance un peu vite pour mes compagnons de route ! Mais nous avons le temps, aussi nous nous arrêtons à quelques reprises et profitons alors de la magnifique vue sur Málaga.

C’est finalement tout en haut du chemin que s’offre à nous probablement la meilleure vue panoramique du front de mer ! Citons notamment l’arène « La Malagueta », la mairie et ses jardins, le parc de Málaga et la nouvelle promenade du port que nous visiterons un peu plus tard dans la journée.

Mais revenons à la forteresse de Gibralfaro ! Nous sommes en haut du mont et nous dirigeons donc vers l’entrée… Pour nous retrouver devant une longue file de touristes qui viennent tout juste d’arriver ! Je compte trois, peut-être quatre autobus dans le parking voisin, ce qui vous donne une idée de la taille de la file. Heureusement, rappelez-vous : nous nous sommes procurés un peu plus tôt un billet d’entrée combiné « Alcazaba+Forteresse » nous permettant du coup d’entrer directement sans avoir besoin de passer par la caisse. Probablement la meilleure idée de la journée ! Nous passons donc sans gêne devant tout le monde, montrons nos billets aux personnes gérant l’accès et nous voici à l’intérieur ! Nous ne perdons pas de temps et entamons donc notre visite de la forteresse avant que le flot de touriste ne rende impossible tout accès aux murs et remparts !

Bâtie au 14e siècle pour accueillir des troupes militaires et protéger l’Alcazaba, c’est aujourd’hui l’un des moments les plus visités de Málaga. Protégée par deux rangées de murailles et huit grandes tours, elle fut longtemps considérée comme la forteresse la plus imprenable de la péninsule ibérique. Le nom Gibralfaro vient de celui du phare qui était situé à son sommet (Jabal-Faruk, « Mont du phare ») et qui fut par ailleurs choisi comme élément des armoiries de la ville.

Mis à part le centre d’interprétation où l’on peut découvrir l’histoire de la forteresse et celle de ses habitants, il n’y a pas vraiment grand chose à voir. Aussi, nous nous contentons de monter sur les remparts et de suivre la muraille intérieure et son chemin de ronde qui suit tout le pourtour de la forteresse. Ainsi, c’est d’autres magnifiques panoramas sur la ville que nous pouvons admirer. Après un tour complet des remparts, nous quittons la forteresse et redescendons en direction du centre-ville. Comme nous avons encore le temps avant le repas de midi, nous décidons d’aller nous promener dans les jardins face à la mairie, ainsi que sur la plage et la promenade du port tout proche. Nous retournerons ensuite en direction du centre via le parc de Málaga.

Lors de notre descente du mont Gibralfaro, nous passons par les Jardins de « Puerta Oscura », qui doivent leur nom à une porte d’origine arabe qui se trouvait ici jadis. Ces jardins furent conçus pour compléter les alentours de l’Alcazaba, en parfaite harmonie avec sa décoration et sa distribution. Ainsi, d’une pente abrupte naquit une succession de terrasses, de promenades et de petites tonnelles dotées d’une abondante végétation. Nous empruntons quelques escaliers pour finalement arriver tout en bas du mont, dans les jardins de Pedro Luis Alonso qui s’étendent à l’est de la mairie. Il s’agit là d’une transition ingénieuse entre le parc de Málaga (de l’autre côté de la route) et les jardins de la Puerta Oscura que nous venons de visiter.

Maintenant, direction la plage ! Laquelle ? Et bien comme vous vous en doutez, ce n’est pas le sable fin qui manque à Málaga. Au total, la ville compte 14 kilomètres de plages parfaitement desservies et dotée de nombreux services de grande qualité, mais en l’absence de maillot de bain (et nous sommes en hiver, ne l’oublions pas !), nous ne nous baignerons pas. Nous allons nous contenterons de fouler le sable de l’une des plus urbaines et populaires d’entre elles : la « Malagueta ».

Malgré le soleil et les 15°C ambiants, il fait relativement frais sur la plage, sans doute à cause du vent qui souffle assez fort en ce moment. Du coup, nous n’imaginons pas voir quelqu’un avoir l’audace de se baigner ! Effectivement, personne dans l’eau et seulement une poignée de touristes et de famille se promenant sur le sable, ce que nous faisons également. Après quelques minutes, nous retournons sur nos pas en direction du port de plaisance.

Chemin faisant, nous passons à côté de la Farola, un des deux seuls phares espagnols à porter un nom féminin et l’un des éléments récurrents de l’iconographie de la ville. Suite à l’agrandissement du port et à la transformation du quai, il n’est plus possible de visiter l’édifice et ses environs.

Nous arrivons finalement sur la promenade et visiblement, c’est jour de marché ! Tout le long du quai, entre les restaurants chics et les bateaux de luxe qui mouillent dans le port se trouve une quantité impressionnante de stands vendant de tout pour la plus grande joie des touristes et des locaux : nourriture, habits, livres, jouets, etc. Nous passons à proximité des stands et ce n’est pas l’envie qui manque d’acheter quelque chose de comestible, car comme mes compagnons de route ont tôt fait de me le rappeler, la faim commence à se faire sentir ! Très bien, changement de plan : au lieu de passer par le parc de Málaga pour revenir vers le centre-ville, nous longeons la nouvelle promenade et nous dirigerons directement vers notre point de repère, la cathédrale, que nous pouvons d’ailleurs déjà apercevoir depuis le port.

Une fois revenu en face de la cathédrale, c’est à l’aide de notre carte que nous nous dirigeons vers la « Plaza de la Merced », aussi connue comme la place du Marché ou place de Riego. C’est l’une des plus belles places de la ville, dotée en son centre d’un grand obélisque, le monument rendant hommage au général Torrijos. Elle est également connue pour être le lieu où Picasso fit ses premiers pas, la maison natale de l’artiste étant située sur un des côtés de la place. Ici aussi vécurent des hommes politiques comme le général Riego, des sculpteurs comme Fernando Ortiz, des écrivains comme Juan José Relosillas, des architectes comme Gerónimo Cuervo ou des peintres comme Bernardo Ferrándiz.

Et finalement, c’est là où se trouve notre restaurant, La Plaza. Ce n’est certes pas très espagnol, mais je commande un hamburger avec des frites car c’est l’un des plats les moins cher du menu. C’était finalement très bon, aussi pas de regret !

Après le repas, nous allons jeter un œil au 15 de la place de la Merced, lieu où naquit Pablo Picasso en 1881. Déclaré monument historique et artistique d’intérêt national en 1983, le Musée-Maison a commencé par occuper le premier étage avant d’englober finalement tout le bâtiment. Bien que l’édifice soit ouvert le dimanche, le prix de l’entrée nous parait un peu élevé et nous choisissons donc de l’admirer depuis la rue.

Nous venons de sortir de table, mais comme nous n’avons pas commandé de dessert au restaurant, nous nous dirigeons vers un glacier repéré un peu plus loin. Et nous ne regrettons pas notre décision, car les crèmes glacées faites maison de chez Heladeria Freskitto sont tout simplement excellentes et franchement pas cher, miam ! A tester si vous êtes dans le coin, été comme hiver !

Tout en dégustant notre glace, nous vadrouillons le long de quelques rues et ruelles, mais il n’y a rien à faire car tout est fermé, dimanche oblige. Toutefois, cela ne nous empêche pas d’admirer la façade de quelques églises comme celle des Saints Martyrs, de Saint Jean et de San Felipe Neri, ainsi que la tour de la cathédrale au détour d’une rue.

Nous passons également devant le musée Picasso et apprenons que ce dernier, ouvert le dimanche, est accessible gratuitement à partir de 16h ! C’est parfait, nous avons donc pas mal de temps pour nous occuper avant d’aller le visiter. Nous poursuivons donc notre balade dans le centre historique et repassons même devant le Théâtre romain, beaucoup mieux éclairé que durant notre visite le matin même !

Après environ une heure de marche, nous marquons une petite pause dans un salon de thé ou « teteria » nommée tout simplement… « La Teteria ». L’endroit est plein à craquer et il nous parait difficile de trouver une place. Toutefois, c’est après seulement 3 minutes d’attente qu’une table se libère et que nous sommes invités à nous y installer. C’est l’occasion idéale pour se reposer un peu et goûter aux spécialités fruitées et/ou épicées de l’établissement, qu’il s’agisse de thé, café, jus ou pâtisserie en tout genre.

Une fois fini, c’est à peine sorti du salon de thé que nous remarquons une église ouverte de l’autre côté de la rue. Comme nous avons encore pas mal de temps avant de visiter le musée Picasso, il va s’en dire que nous passons quelques minutes dans le bâtiment.

Datant du 16e siècle, l’église du couvent de San Augustin est divisée en deux parties distinctes : l’église d’une part, l’école et les cellules des moines entourant la cour du cloître de l’autre. L’église présente trois nefs, est très lumineuse et magnifiquement décorée, comme en témoignent les photos ci-dessus. Nous marchons encore un peu, puis revenons sur nos pas et nous installons alors en terrasse de la Bodeguita El Gallo, un petit bar sympa quasiment en face de l’entrée du musée Picasso. Nous en profitons pour manger quelques tapas en attendant 16h, heure à laquelle nous rejoignons finalement la file des visiteurs pour le musée.

Comme c’est le cas dans beaucoup d’entre eux, il est interdit de prendre photos ou vidéos. Nous laissons donc nos sacs à l’entrée et partons à la découverte de la collection de 233 œuvres que compte l’établissement. Ce dernier est né du désir qu’un espace thématique soit créé dans la ville natale de l’artiste et le don de quelques œuvres par Christine et Bernard Ruiz-Picasso, respectivement belle-fille et petit-fils de l’artiste, a permis d’échafauder l’ensemble du projet. En parcourant les quelques 11 salles du musée, on peut suivre l’évolution de la peinture de Picasso qui rompt avec les normes établies, mais nous sommes globalement déçus car ne figurent ici aucune des toiles les plus connues du peintre. Nous sortons donc un peu frustré, mais relativisons tout de même, car nous n’avons pas eu à payer les 8 euros d’entrée !

Notre bus pour rentrer à Grenade étant prévu dans moins de deux heures, nous avons encore l’opportunité de retourner visiter le parc de Málaga que nous avions juste aperçu avant midi, ainsi que la promenade d’Espagne juste à côté.

Le parc s’étend de la place du Général Torrijos jusqu’à la place de la Marine et comprend trois promenades de 800 mètres de long et 10 de large. En comptant la roseraie entourée d’orangers et de cyprès et les jardins « de Puerta Oscura », sa superficie totale est de plus de 30 000 mètres carrés. Une telle surface de verdure (et d’ombre en été) est clairement accueillante et reposante, et le parc compte en plus quelques jolis kiosques (dont le kiosque à musique), fontaines (notamment celle de style Renaissance appelée Fontaine des cygnes ou Fontaine de Gênes dans le jardin de la Cascade) et de nombreuses statues disposées ici et là autour des allées, dont bon nombre sont dédiées à d’illustres personnalités de Málaga. C’est un magnifique endroit que nous avons choisi de voir en dernier et nul doute qu’il laissera une des meilleures images de la ville !

Nous reprenons finalement un taxi pour la station de bus où après quelques minutes d’attente, nous embarquons à bord pour notre retour à Grenade. Ce fut une très belle journée ici à Málaga et je ne saurais trop vous recommander de visiter la ville si vous voyagez en Andalousie, au même titre que toutes les grandes villes du sud de l’Espagne  !