Project Description

L’évêque Aubert d’Avranches aurait fondé un sanctuaire en 708 sur le Mont-Tombe, après 3 apparitions successives de l’archange Saint-Michel. Consacrée en 709, l’église n’a cessé depuis lors d’attirer curieux et pèlerins du monde entier. Le Mont-Saint-Michel a la particularité d’avoir été érigé sur un îlot rocheux. Baptisée à juste titre la « Merveille de l’Occident », le Mont-Saint-Michel est entouré d’une magnifique baie, théâtre des plus grandes marées d’Europe. Un spectacle grandiose !

MERVEILLE ROCHEUSE DE L’OCCIDENT

C’est lors d’une visite à Paris que j’ai réservé une journée de voyage et visite au Mont-Saint-Michel. Ce tour inclut le transport aller/retour depuis le centre de Paris dans un bus confortable et climatisé, les frais d’entrées, la visite de l’abbaye ainsi que celle du village. Nous quittons Paris de bon heure afin d’arriver sur place en fin de matinée. Il y a bien sûr plusieurs moyens de se rendre au Mont Saint-Michel et en cela, le site officiel du tourisme du Mont pourra vous renseigner et vous apporter toutes les informations indispensables. Pendant le voyage, j’ai l’occasion d’en savoir un peu plus sur le lieu que je m’apprête à visiter à l’aide de quelques brochures.

C’est à la demande de l’Archange Michel, « chef des milices célestes », qu’Aubert, évêque d’Avranches construisit et consacra une première église le 16 octobre 709. En 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s’établit sur le rocher. L’église préromane y fut alors élevée avant l’an mil.

Au 11e siècle, l’église abbatiale romane fut fondée sur un ensemble de cryptes, au niveau de la pointe du rocher et les premiers bâtiments conventuels furent accolés à son mur nord. Au 12e siècle, les bâtiments conventuels romans furent agrandis à l’ouest et au sud. Au 13e siècle, une donation du roi de France Philippe Auguste à la suite de la conquête de la Normandie, permit d’entreprendre l’ensemble gothique de la Merveille : deux bâtiments de trois étages couronnés par le cloître et le réfectoire. Au 14e et 15e siècle, la guerre de cent ans rendit nécessaire la protection de l’abbaye par un ensemble de constructions militaires qui lui permit de résister à un siège de plus de trente ans. Le chœur roman de l’église abbatiale, effondré en 1421, fut remplacé par le chœur gothique flamboyant à la fin du Moyen-Age. Ce grand foyer spirituel et intellectuel fut avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle l’un des plus importants pèlerinages de l’Occident médiéval.

Pendant près de mille ans, des hommes, des femmes et des enfants sont venus, par des routes appelées « chemin de Paradis », chercher auprès de l’Archange du jugement, peseur des âmes, l’assurance de l’éternité. Devenue prison sous la Révolution et l’Empire, l’Abbaye nécessitera d’importants travaux de restauration à partir de la fin du 19e siècle. Elle est confiée depuis 1874 au service des monuments historiques. La célébration du millénaire monastique en 1966 a précédé l’installation d’une communauté religieuse dans l’ancien logis abbatial perpétuant la vocation première de ce lieu ; la Prière et l’Accueil.

Les Frères et les Sœurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent cette présence spirituelle depuis 2001. Parallèlement au développement de l’abbaye un village s’organise dès le Moyen-Âge. Il prospère sur le flanc sud-est du rocher, à l’abri de murailles remontant pour la plupart à la guerre de Cent ans. Ce village a depuis toujours une vocation commerciale. Inscrit au « Patrimoine Mondial » par l’UNESCO en 1979, ce haut lieu touristique reçoit aujourd’hui plus de trois millions de visiteurs par an.

Depuis 2014, une toute nouvelle jetée facilite l’accès au mont, quelque soit l’état de la marée. Nous nous approchons de l’immense porte de pierre, seule voie d’entrée possible au site.

A l’entrée de cette cité médiévale, l’ancien Corps de Garde des Bourgeois, face aux canons, abrite aujourd’hui l’office de tourisme. En passant la porte du Boulevard, puis celle du Roy munie d’un pont-levis, nous arrivons sur la Grande Rue avec ses musées, ses commerces et ses maisons du 15e et 16e siècles (le passage du pont-levis conduit également sur la droite, au chemin des remparts). L’église paroissiale, petit édifice du 15e et 16e siècles est dédiée à Saint-Pierre, patron des pêcheurs. Enfin, l’ascension du Grand Degré est un prélude à la Merveille et à la visite de l’Abbaye. Cette dernière offre une vue unique sur la baie ainsi qu’une vingtaine de salle s’articulant autour du rocher, datant du 10e au 14e siècle et pouvant se visiter librement ou accompagné d’un guide ou d’un conférencier du Centre des monuments nationaux. Les Fraternités Monastiques assurent une permanence de prière au sein de l’abbaye depuis 2001. Notre visite dure environ 2 heures et notre guide nous explique l’histoire du lieu et quelques éléments représentés dans les diverses salles de l’Abbaye.

Après avoir admiré l’Abbaye, on peut contempler la beauté incomparable de la baie en descendant le long des remparts, ou en choisissant le chemin de ronde sur la gauche (ma préférence), jalonné de petits jardins, auquel vous avez également accès par le porche des Fanils. Le temps de flâner dans les rues commerçantes et nous repartons vers 17h en direction de la capitale.

BILAN DE CETTE JOURNÉE AU MONT-SAINT-MICHEL

Le Mont-Saint-Michel n’usurpe en rien son titre de Merveille de l’Occident, tant par la vue du haut de ses remparts que son abbaye, tout simplement magnifique. Le voyage en bus depuis Paris est pratique pour les gens qui, comme moi, souhaite sortir un peu de la grande ville pour visiter quelques monuments « à la campagne ». Si le prix du bus est quand même relativement cher, il y a très moyen de s’y rendre à moindre coût en train ou en voiture de location. Bref, une visite largement recommandée si vous êtes dans le coin, mais attendez-vous à croiser pas mal de touristes durant la haute saison !