Project Description

Snæfellsnes, dont le toponyme islandais signifiant littéralement « péninsule de Snæfell », est située dans l’Ouest du pays, baignée au nord par le Breiðafjörður et au sud par la Faxaflói. On l’appelle « l’Islande en miniature » parce que beaucoup de sites naturels typiques de l’Islande peuvent y être admirés, en particulier le volcan Snæfellsjökull, un des symboles de l’Islande et la fameuse entrée du centre de la terre selon le roman « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. On peut même voir le volcan depuis Reykjavik lorsqu’il fait beau. Le volcan est entouré du parc national de Snæfellsjökull et de quelques jolis villages où on vit surtout de la pêche.

Le Joyau de l’Islande de l’Ouest

Comme à notre habitude, nous quittons Reykjavik de bon matin avec un guide de Gray Line Iceland. Notre premier arrêt dans la péninsule de Snæfellsnes se fait à Gerðuberg, une falaise aux colonnes de basalte dans la vallée de Hnappadalur. Nous nous approchons de cet impressionnant mur en gravissant la petite colline et en enjambant les nombreuses roches au sol. Une fois au pied des colonnes, j’admire de près les formes et motifs géométriques tout en gardant un œil sur le sommet de la falaise, là où la pierre semble la plus fragile et détachée du reste, juste afin d’éviter de terminer ce voyage plus rapidement que prévu. Rassurez-vous, l’ensemble est beaucoup plus solide qu’il en a l’air et on peut même escalader les colonnes à certains endroits, avec l’équipement adéquat bien entendu.

Nous continuons ensuite notre voyage tout autour de la péninsule et dans le parc national. Sur notre chemin, nous nous arrêterons à Arnarstapi pour profiter de ses incroyables rivages. Les amoureux de la nature apprécieront sans aucun doute les paysages spectaculaires que l’on peut admirer ici et passeront très certainement un long moment à marcher le long du vieux sentier qui longe le littoral. Non loin de là se trouve Gatklettur, une falaise dotée d’une arche circulaire impressionnante. Lorsqu’on observe cette arche, on distingue nettement  des motifs enchevêtrés sur la roche, qui sont en fait les traces d’érosion causées par les vagues. Tout autour des falaises, on peut admirer une bien jolie flore ainsi qu’une avifaune très riche, diversifiée et pour le moins agressive !

Je m’explique : le village proche est bordé de pelouses qui servent de zones de nidification pour de nombreuses sternes arctiques, particulièrement agressives en cette période de l’année (juin). Vous n’avez même pas besoin de passer à proximité des nids, car il suffit de se mouvoir dans le champs de vision des sternes et ces dernières passent à l’attaque ! Elles nous survolent et piquent sur nous (parfois à moins de 15cm de la tête !), poussent des cris et lâchent quelques excréments dans le but évident de vous éloigner des nids. Et ne cherchez même pas à riposter ! Un couple a bien tenté de chasser les oiseaux à grand coup de parapluie ou de sac à main avant d’avoir finalement subi une attaque groupée et parfaitement synchronisée. Le mieux est bien entendu de se tenir très à l’écart des nids. Après une jolie mais effrayante promenade le long du littoral (merci aux oiseaux !), nous mangeons une délicieuse soupe dans un restaurant touristique du coin. Les soupes islandaises sont un vrai régal et en plus d’être relativement bon marché, elle sont très nourrissante. A tester absolument si vous êtes dans le coin !

Dans cette région, il y a des nombreux signes qui rappellent les anciennes éruptions du volcan avec diverses formations de lave et de cratères. C’est par exemple le cas à Búðahraun, là où la coulée de lave s’est précipitée dans la mer. Un endroit près d’Arnarstapi et Hellnar porte le nom de l’une des célèbres sagas islandaises, celle de Bárðar Snæfellsáss. Cette dernière raconte l’histoire de Bárður, moitié-humain moitié-géant qui, après quelques incidents dramatiques, a disparu dans la calotte glaciaire de Snæfellsjökull. On raconte que son trésor est caché à Bárðarkista, une montagne en forme de coffre proche de la vallée de Saxhólsdalur. Une sculpture de Bárður Snæfellsás est érigée sur la plage d’Arnarstapi, réalisée par Ragnar Kjartansson.

Quelques mots sur le glacier de Snæfellsjökull. C’est un stratovolcan qui a été la source d’éruptions à la fois explosive et de lave, mais il est aujourd’hui endormi et attire des milliers de touristes chaque année. La dernière éruption s’est déroulée au sommet du glacier il y a 1750 ans, là où se rassemblent désormais de nombreuses personnes chaque été, puisqu’il s’agirait de l’un des sept points d’énergie de la Terre.

Avant de retourner à Reykjavík, nous visitons la plage de sable noir de Djúpalónssandur, l’un des points forts de la péninsule de Snæfellsnes. La plage pittoresque est recouverte par d’innombrables galets noirs qui ont été façonnées par les forces combinées de l’océan et du vent. Une petite route pavée nous emmènent depuis la route 574 à travers l’ancien champ de lave jusqu’à la plage de Djúpalónssandur.

Les formes uniques qu’a prit la lave solidifiée dominent le paysage alentour. L’imposant volcan Snæfellsjökull a donné à cet endroit un sens dramatique absolument unique dans le paysage islandais ! Les ruines du chalutier britannique « Epine », échoué en 1948, sont encore visible sur la plage de nos jours, preuve des conditions météorologiques imprévisibles de la région.

Nous repartons finalement en fin de journée pour la capitale islandaise avec la satisfaction d’avoir passé une magnifique journée en Islande ! Je l’ai déjà dis dans certains articles, mais ce pays a été un véritable coup de cœur pour moi et j’en suis devenu l’ambassadeur auprès de mes proches et amis. Si vous avez besoin d’une information ou d’un conseil, n’hésitez pas ! Personnellement, je n’ai maintenant qu’une seule envie : y retourner chaque année !