Project Description

Toujours depuis Naples, j’embarque pour une journée pour l’île de Capri, qu’elle partage avec sa consœur, Anacapri. Des maisons éclatantes de blancheur, des placettes théâtrales, des ruelles parfois couvertes, une apparence très mauresque : telle se présente la capitale de l’île au flot de ses visiteurs qui déambulent le long des boutiques ou envahissent les terrasses dans l’attente du départ du bateau… Mais dès que l’on s’éloigne du centre, sur de longs chemins bordés de villas et de jardins luxuriants, loin de la foule, la magie de Capri opère peu à peu. Accessible en 40 minutes de navette maritime depuis le port de Beverello à Naples (ou depuis le port de Mergellina), l’île est la parfaite destination pour un séjour de longue durée tout comme une simple excursion.

Dès l’arrivée à Capri, je prends un minibus qui m’emmènent à Anacapri, où je commence ma visite. Il s’agit là de l’autre moitié de l’île de Capri, moins luxueuse mais tout aussi élégante. C’est ici que résident les véritables habitants de Capri, dans une atmosphère plus authentique, loin des paillettes un peu excessives des boutiques de luxe de la Via Camerelle.

Je m’y promène pendant une bonne heure avant de me rendre dans un restaurant du coin pour dîner. Comme souvent, il s’agit là d’un restaurant à touristes, mais mes lasagnes étaient délicieuses ! Pendant le repas, j’ai lu dans mon guide que l’on pouvait monter sur le belvédère du Monte Solario en télésiège. Le temps de trouver la station de départ à deux pas du restaurant et me voici déjà en route vers le sommet ! L’aller/retour est à 15 euros, pas donné mais cela vaut la peine ! Une fois en haut, je vais le tour du belvédère et en profite pour admirer la sublime vue. On distingue même d’autres îles au loin et la mer brille d’un magnifique bleu azur… Qui n’aurait pas envie de s’asseoir sur un banc et de rester là, quelques heures ? J’emprunte ensuite le télésiège pour redescendre et reprend un bus pour rejoindre Capri.

Le village même peut se parcourir à pied en se perdant dans ses ruelles, sans se laisser intimider par les pentes raides ! Je traverse la ville et manque effectivement de me perdre… Heureusement, la horde de touriste et les quelques panneaux indicateur sont autant d’éléments que vous pouvez suivre pour vous repérer. J’arrive finalement au belvédère de la Punta Tragara, d’où on peut admirer la côte et l’une des attractions locales, les trois rochers Faraglioni qui forment le visage le plus connu et le plus spectaculaire de l’île.

Après un tour des environs, je redescend vers le port et prend un petit bateau qui emmène les touristes autour de l’île, dans le but d’admirer cette dernière d’un autre angle. L’air marin est très rafraichissant et la vue du bateau est magnifique ! Nous passons même sous l’un des trois rochers Faraglioni que nous j’avais vu depuis le belvédère. Nous passons également à proximité de la fameuse Grotte bleue, mais nous n’y entrons pas (le bateau est bien trop grand pour cela !). Et il est vrai qu’en voyant le nombre de barques remplies de touristes qui attendent leur tour pour voir l’intérieur de la grotte, ce n’est pas plus mal !

Bien qu’étant surtout une destination pour couples, Capri et Anacapri valent le déplacement. Une véritable île paradisiaque où l’on peut même séjourner, moyennant de sacrées finances à en voir les prix de certains hôtels… L’excursion d’une journée s’y prête bien et la petite superficie de l’île (10km2) l’a rend facilement visitable à pied. Bref, que du bonheur dans ce petit coin de paradis ! Retour au port de Capri, je flâne un peu dans les rues et les magasins autour du port avant de reprendre une navette pour Naples. Capri, c’est bel et bien fini !