Project Description

La capitale lettonne, plus grande ville de pays baltes, est un mélange fascinant des fières traditions lettones et d’influences des divers pays qui l’ont occupée. Depuis l’indépendance en 1991, le centre Art Nouveau de Riga a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville s’est ouverte au tourisme de masse grâce aux vols à bas prix. Le vieux centre de Riga avec sa myriade de bars et de restaurants peut se visiter à pied et la ville nouvelle est facilement accessible grâce au réseau moderne de bus et de tramways.

LA PARIS DU NORD

Après 4h30 de bus depuis Tallinn, j’arrive en milieu d’après-midi dans la capitale lettonienne. La gare routière ne paie pas de mine, mais c’est commun aux autres capitales baltes et ça ne reflète pas toujours la ville en question. Le temps est gris et ça n’a pas l’air de vouloir se découvrir, dommage. Je marche jusqu’à l’hôtel réservé depuis Tallinn le jour précédent, Avalon Hôtel. En faite, c’est juste de l’autre côté de la rue !

  • En face des gares routière et ferroviaire, à l’entrée de la vieille-ville.
  • Chambre propre, confortable, insonorisation.
  • Connexion Wifi gratuite.
  • Bon petit-déjeuner buffet varié.
  • Moquette dans la chambre.
  • Climatisation bruyante, juste en dessus du lit
  • Connexion Wifi pas top, déconnexions fréquentes.

hotelavalonriga

J’avais prévu 2 jours à Riga, mais j’ai finalement fais le tour de ce que je voulais voir en une journée. Je ne sais pas si c’est la météo capricieuse ou le peu de chose à voir ou à faire, mais je ne regrette pas d’être parti plus tôt. J’avais lu je-ne-sais-plus-où que Riga était la capitale européenne de la vie nocturne, autant vous dire que c’était déjà mal parti avec moi qui ne suis pas du tout un oiseau de nuit. Finalement, aucun regret. Heureusement, j’ai pu m’arranger avec l’hôtel qui ont accepté de raccourcir la durée de mon séjour sans frais. Sympa de leur part ! Comme la journée se termine, je prépare mon tour de ville du lendemain dans ma chambre et vais manger au restaurant de l’hôtel. Très bon service et nourriture excellente.

Ma première… et pour ainsi dire unique journée de visite commence le lendemain sur la place du Dôme, à 100 mètres de mon hôtel.

Cette place se situe au cœur de la vieille-ville de Riga, autour de laquelle sont situés les meilleurs cafés et bars en plein air d’après les brochures de l’hôtel. L’aspect actuel de la place trouve son origine dans les années 1930, lorsque qu’une petite partie des bâtiments médiévaux ont été démolis. Sur un bord de la place, on peut (normalement) admirer la Cathédrale du Dôme, mais cette dernière était totalement bâchée lors de mon passage, pour cause de rénovation. Pas de photos donc. Elle fut construite comme la cathédrale de l’évêque Albert en 1211, et fut reconstruite à plusieurs reprises. Aujourd’hui, l’édifice présente un mélange des styles architecturaux roman, gothique et baroque. La cathédrale est célèbre pour son orgue qui est utilisé dans de nombreux concerts et récitals. Du aux travaux de rénovation, l’intérieur était inaccessible aux visiteurs. Pas de problème, je passe mon chemin et me dirige vers une autre église toute proche, l’église Saint-Pierre.

Il s’agit d’une imposante église de brique rouge, construite en 1209 en bois, puis reconstruit en pierre. Un ascenseur emmène les visiteurs sur les deux plateformes d’observation qui offrent une vue panoramique sur les toits de la vieille-ville et au delà de la rivière Daugava. Devinez quoi ? Il ne fonctionne pas, l’ascenseur… Grrr ! Bon, de toute façon, ce n’est pas avec le temps qu’il fait que j’aurais pu faire de belles photos de la vieille-ville. Je m’arrête quelques instants devant une statue représentant les personnages du célèbre conte « Les Musiciens de Brême » des frères Grimm, puis rejoins une place toute proche où se trouve le fleuron architectural de Riga, la Maison des Têtes Noires.

Construit au 14e siècle, ce bâtiment appartenait à l’époque à la Guilde des Marchands célibataires. C’était alors le lieu le plus riche et le plus prestigieux de toute la ville. Gravement endommagé et pillé pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut reconstruit en 1999 selon le modèle original. A l’extérieur, on peut admirer sa magnifique façade renaissance hollandaise et ses étonnantes peintures à l’intérieur. Enfin une visite qui vaut la peine, même si les photos sont interdites ! A peine sorti de là, je me fais approcher par des locaux qui essaie de me convaincre de les prendre comme guide pour faire le tour de la ville, cela pour la modique somme de 30€. « No, thank you ». Mais ils ne lâchent pas l’affaire, quand un se fait rembarrer, c’est le second qui revient à la charge… Du jamais vu ! Je coupe cours à la conversation et m’éloigne de la grande place pour flâner dans les petites ruelles pavées.

Un peu plus loin, je passe devant les Trois Frères. Ah non, je ne parle pas du film des Inconnus, mais d’un charmant groupe de trois maisons d’habitation, datant chacune d’un autre siècle (la plus ancienne remonte au 15e siècle).

Un peu plus loin, j’arrive devant le premier espace vert rencontré à Riga, un grand jardin devant lequel se trouve le palais de Riga (si mes interprétations de la carte étaient correctes). Plutôt moderne, vous en conviendrez.

Ce dernier servi de siège à différents souverains au fil des siècles. Après l’indépendance de 1991, le palais est devenu le lieu de travail du Président de la Lettonie. Aucune envie de visiter le bâtiment, je continue donc mon chemin et m’arrête boire un chocolat chaud au Friday’s local. C’est qu’il fait froid quand même ! Au détour d’une rue, j’aperçois une énorme tour accolé à un bâtiment de briques rouges. Il s’agit de la Tour Poudrière, l’une des anciennes tours de fortification de Riga et qui remonte à 1330.

Reconstruite à plusieurs reprises, elle trouva son nom actuel quand on commença à y stocker de la poudre au 17e siècle. Depuis 1919, elle abrite le Musée de la guerre que j’ai visité. La mission du musée de la guerre est de préserver la mémoire de la nation sur l’histoire politique et militaire de la Lettonie, l’influence des conflits militaires et la réflexion suite aux conséquences des conflits armés. L’entrée est gratuite, je profite donc d’aller y faire un tour car il y fait sûrement plus chaud que dehors. La visite est intéressante, mais sans plus.

Je rejoins finalement la rue principale de la ville, Brīvības iela, où on peut voir le Monument de la Liberté.

C’est le symbole de l’indépendance lettone et point de repère majeur de Riga. On peut d’ailleurs le voir de loin. Il fut construit à l’origine pour commémorer la mémoire des disparus pendant la guerre d’indépendance de la Lettonie en 1918-1920. La devise « Pour la patrie et la Liberté » est inscrite sur sa base. Je traverse la rue voisine pour rejoindre un des quelques jardins publics de la ville, le parc Wörmann.

Ce dernier a été créé par la veuve d’un riche marchand en 1817. On le connait sous le surnom « Vērmanītis », le diminutif du nom de famille d’Anna Wörmann. Pas plus d’information sur mes brochures à son sujet. La météo, elle, n’a pas changée d’un pouce. Attendez… Ah si, il commence à pleuvoir ! Pour me protéger de la pluie et décider de la suite du programme, je m’abrite sous le porche de l’opéra national, juste à côté du parc. J’en profite pour lire quelques informations à son sujet.

Fierté de la musique lettone et de la vie culturelle de Riga, l’Opéra national est situé à côté du canal de la ville. Le bâtiment fut construit en 1863 comme théâtre allemand. En 1995, l’édifice fut totalement restauré. L’opéra possède semble-il une excellente acoustique et accueille des opéras de classe mondiale, des ballets et des performances de musique pop. L’aspect extérieur du bâtiment est souvent comparé à celui du Théâtre Bolchoï de Moscou. La porte principale semble être fermée, je n’insiste donc pas pour y entrer.

« Ok, je crois que j’ai fais le tour » me dis-je alors. Riga n’ayant pas plus d’attraits que cela, j’ai décidé de partir le lendemain pour Vilnius. De retour à l’hôtel et comme précisé en début d’article, j’ai pu modifier mon séjour sans problèmes et ai réservé mon ticket de bus Riga – Vilnius, toujours via Lux Express.

BILAN DE MON VOYAGE À RIGA

Je vais être franc : autant j’ai adoré Tallinn, autant je n’ai pas l’intention de remettre les pieds à Riga. Plusieurs facteurs ont certainement œuvré à cette triste conclusion, mais c’est sans aucun regret que je quitte la capitale de la Lettonie une journée plus tôt que prévu. Sinon, le peu de personnes croisées étaient amicales, bien qu’assez intrusives, les prix corrects et la nourriture bonne. On fait rapidement le tour de la vieille-ville, même en passant par les quelques musées disponibles. Le seul gros avantage que Riga possède, c’est son aéroport international relié via des vols directs à quasi toutes les grandes capitales européennes. C’est donc l’idéal pour rejoindre les Pays Baltes, louer une voiture et partir à l’aventure, mais cela s’arrête là. Notez bien entendu qu’il ne s’agit là que de mon humble avis !