Project Description

Construite sur 14 îles, Stockholm est un émerveillement. L’eau y est partout, tellement pure que l’on peut se baigner et pêcher au cœur même de la ville. Grâce à sa modeste superficie et à son statut de capitale, Stockholm offre la possibilité de découvertes nombreuses et variées en un minimum de temps. Au centre, les vieux quartiers, les musées et les châteaux royaux se rassemblent pour que le touriste de passage puisse s’y balader sereinement à pied ou même en bateau. Stockholm est la destination idéale pour un dépaysement, que ce soit pour un week-end ou un séjour prolongé.

VILLE NORDIQUE FLOTTANTE

J’ai profité de visiter la capitale de la Suède suite à une offre reçue par Ebookers proposant le vol aller/retour depuis Genève ainsi que deux nuits à l’hôtel Scandic Sergel Plaza pour CHF 229.-. Autant vous dire que j’ai sauté sur l’occasion, même si cela ne me laissait qu’une journée et demi sur place. Durant ce laps de temps, j’ai tout de même réussi à faire un tour du centre-ville sans trop me presser et ai même visité deux musées de la ville. J’ai également eu de la chance du point de vue de la météo. J’arrive donc tard le vendredi soir à l’aéroport de Stockholm Arlanda. Le temps de prendre le train rapide Arlanda Express pour rejoindre mon hôtel (idéalement situé à 10-15 minutes à pied de la gare centrale) et je suis prêt pour… aller me coucher ! Les alentours de l’hôtel ne sont pas ce qu’il y a de plus rassurants : bande de jeunes s’insultant et se tapant dessus allégrement, autant vous dire que je n’ai pas trainé !

  • Bien situé au centre de Stockholm.
  • Très bon buffet petit-déjeuner.
  • Chambre simple mais propre et confortable.
  • Hôtel d’une chaine, 400+ chambres = beaucoup de monde !
  • Venir tôt au petit-déjeuner, sinon bonjour l’attente.
  • Alentours de l’hôtel limite dangereux de nuit.

hotelstockholm

Samedi matin, après un copieux petit-déjeuner, je pars donc en direction du centre historique de Stockholm, Gamla Stan (« La Vieille Ville »).

Cette dernière s’étend sur l’île de Stadsholmen et les îlots de Riddarholmen, Helgeandsholmen et Strömsborg. Elle date du 13e siècle, mais la plupart des bâtiments qui s’y trouvent aujourd’hui sont des 18e et 19e siècles. C’est un superbe ensemble de rues et de ruelles pavées de style médiéval, d’immeubles aux tons pastel et ocres, qui débouchent sur des places dont l’architecture semblable évoque celle de l’Allemagne du nord. Les couleurs de certaines habitations sont magnifiques avec le soleil levant.

Stortorget est la place pittoresque située au centre de Gamla stan. Elle comporte sur ses côtés de nombreux commerces, ainsi que le vieux bâtiment de la bourse de Stockholm (Börshuset), siège de l’Académie suédoise. Cette place fut le lieu du bain de sang de Stockholm en 1520, quand des membres de la noblesse suédoise furent exécutés sur l’ordre du roi danois Christian II. La révolte qui suivit signa la fin de l’union de Kalmar et le début de la dynastie Vasa.

Actuellement, 3000 personnes environ vivent dans la vieille-ville. Ce quartier est un joyeux mélange de cafés, restaurants, boutiques de souvenirs, ateliers, galeries et musées. Il est difficile de croire que l’endroit était jadis considéré comme le bidonville de Stockholm (du milieu du 19e au 20e siècle).

Je me promène dans la vieille-ville alors qu’il n’y a personne dans les rues. Bon d’accord, il est 9h un samedi matin, mais tout de même ! Un peu plus loin de Stortorget se trouve l’église de Riddarholmen.

C’est une ancienne abbaye de la ville de Stockholm. Au cœur de la vieille ville, elle est la nécropole des souverains suédois. Le sanctuaire abrite ainsi les tombeaux de la majorité des rois, reines, princes et princesses de Suède du 17e au 20e siècle. Depuis 1922, la famille royale suédoise a choisi un autre lieu d’inhumation : le cimetière royal d’Haga.

La première pierre de cette vaste église abbatiale est posée en 1270, sous le règne du roi Magnus Ladulås (lequel est inhumé dans l’église). Quinze ans sont nécessaires à l’achèvement du complexe abbatial qui s’étend alors sur la majeure partie de l’île de Gramunkeholmen (l’ancien nom de l’île de Riddarholmen). L’abbaye demeure prospère jusqu’à ce que les idées de la Réforme atteignent le pays : en 1527, les moines sont contraints de quitter leur monastère. Peu de temps après, l’église est convertie en temple protestant. Une flèche dessinée par le sculpteur et architecte flamand Guillaume Boyen est adjointe à l’édifice au 16e siècle. Frappée par la foudre le 28 juillet 1835, celle-ci s’embrase et est remplacée par l’actuelle flèche en béton et en fer. Si l’église conserve l’essentiel de ses dispositions d’origine (nef unique en brique typique de l’architecture scandinave médiévale), des chapelles ont été ajoutées ultérieurement. La plus récente fut construite en 1858 pour les souverains de la dynastie des Bernadotte. Elle abrite notamment le sarcophage en porphyre du fondateur de la dynastie, Jean-Baptiste Bernadotte, devenu roi sous le nom de Charles XIV, qui dut être acheminé en traîneau depuis l’atelier où il fut réalisé, non loin de la ville de Älvdalen, au nord du pays. À l’intérieur de l’église, les murs conservent par ailleurs les armes de nombre de chevaliers de l’ordre du Séraphin (Kungliga Serafimerorden), institution créée par le roi Frédéric Ier en 1748. Parmi les plus célèbres figurent Charles de Gaulle, Hailé Sélassié, Farouk Ier d’Égypte ou Julius Nyerere.

Elle était fermée à mon arrivée, probablement car il était encore tôt. Dommage, car je me suis demandé quelle vue on pouvait admirer du haut du clocher, si bien sûr ce dernier est accessible. En suivant mon chemin dans les rues, je passe devant Riddarhuset.

Aussi appelée « maison de la noblesse », c’est en effet l’assemblée de la noblesse suédoise. Entre le 17e et le 19e siècle, elle fut une chambre des États généraux du royaume (le Ståndsriksdagen), équivalent de la Chambre des Lords britannique. Après le remplacement en 1866 des États généraux du royaume par le Riksdag, la maison de la noblesse est devenue un organe officieux de représentation de la noblesse suédoise, contrôlé par le gouvernement. Depuis 2003, elle est une institution privée qui œuvre en faveur des intérêts de la noblesse.

Un peu plus loin, on débarque juste à côté du Palais royal de Stockholm. Je regarde les horaires sur une affiche et voit que le palais ouvre dans quelques minutes. Parfait ! J’en profite pour visiter les alentours et je m’arrête devant Storkyrkan, la cathédrale.

Le terme Storkyrkan signifie littéralement « grande église ». Aussi appelée église Saint Nicolas (Sankt Nikolai kyrka), c’est la seconde plus vieille église et également la Cathédrale de Stockholm. Elle se situe dans la vieille ville, près du palais royal. Officiellement, il n’y a pas de cathédrale à Stockholm, la plus proche se situant à Uppsala (80 km au nord de Stockholm), siège de l’Archevêché de Suède. Cependant, l’habitude de surnommer la cathédrale « Storkyrka » a été prise. C’est une église protestante luthérienne depuis 1527, siège du diocèse de Stockholm. Les rois de Suède y ont été couronnés jusqu’en 1907. Elle est faite de briques couvertes de plâtre peint en jaune et en blanc pour certains détails. Elle était au 13e siècle d’inspiration gothique, mais a été grandement modifiée vers 1740 par l’architecte Johan Eberhard Carlberg pour prendre un style baroque. Fermée également, je ne l’a visiterai pas.

Direction le Palais royal, qui vient d’ouvrir ces portes. Pas de photos à l’intérieur, comme c’est partout le cas dans ce genre de bâtiment.

Il s’agit de la résidence officielle des monarques de Suède. Des fortifications sont présentes sur le site depuis le Moyen âge. Le château actuel fut construit après l’incendie du château Tre Kronor le 7 mai 1697. La construction commença sous la direction de Nicodème Tessin le Jeune, mais la grande guerre du Nord (1700-1721) força le pays à l’interrompre. Elle reprit en 1727, mais Nicodème décéda l’année suivante, et la construction continua donc sous la direction de Carl Hårleman, qui dessina en particulier l’intérieur. En 1754, le roi Adolphe-Frédéric de Suède et la reine Louise-Ulrique de Prusse s’installèrent dans le château, mais les travaux continuèrent encore jusqu’aux années 1770. Aucune grande rénovation n’a eu lieu depuis, en dehors de quelques ajustements et modernisations des intérieurs. De nos jours, l’intérieur du château compte environ 1430 pièces dont 660 avec fenêtres.

Outre les appartements royaux, le palais compte plusieurs salles pour les évènements de toutes sortes. Le château accueille aussi une église, le musée d’antiquité Gustave III, la salle du trésor avec en particulier les magnifiques joyaux de la couronne et le musée des trois couronnes avec une partie des ruines du vieux château Tre Kronor. Jusqu’en 1878, le château hébergeait aussi la bibliothèque royale dans l’aile nord-est, dans laquelle se trouve aujourd’hui la bibliothèque Bernadotte. Dans l’aile de la chancellerie se trouvent les archives du château. La Cour royale est également présente au château, avec environ 200 employés à plein temps. La garde royale surveille les lieux et protège la famille royale depuis 1523. La relève de la garde a lieu devant le Palais royal et en été, on peut aussi y voir la fanfare militaire et les chevaux. Le château est propriété de l’État suédois via Statens Fastighetsverk qui est donc responsable de la gestion et de l’entretien du bâtiment.

La visite était très instructive et les intérieurs très élégants. Un must-do lors de votre visite à Stockholm, surtout qu’il n’y avait quasiment personne. Je me dirige vers le port, en face du palais.

Après deux bonnes heures de marche pendant lesquelles je me suis promené sur une île et ai admiré un petit château, je me dirige vers le musée Vasa, que je tenais à visiter. Je m’arrête juste avant dans une petite « baraque à frites » et me commande un burger à un prix abordable. Bon, ce n’est pas Copenhague, mais cela reste cher, aussi je n’ai pas mangé dans un restaurant autre que celui de l’hôtel où je résidais. Les prix y étaient quand même moins « salés ». Juste après cela, je me dirige vers le musée. Miracle, il n’y a à nouveau personne et pas de file d’attente !

Le musée présente le seul navire presque entièrement intact du 17e siècle jamais récupéré : le navire de guerre Vasa (64 canons) qui a coulé lors de son voyage inaugural en 1628. Le Musée Vasa a ouvert en 1990 et, selon le site officiel, est le musée le plus visité de Scandinavie. Le musée appartient, parmi d’autres comme le Musée maritime de Stockholm, aux Musées Nationaux Maritimes suédois. De la fin 1961 à 1988, Vasa a été logé dans une structure temporaire appelé Wasavarvet (« Le chantier naval de Vasa« ) où elle a été traitée avec du polyéthylène glycol. En 1981, le gouvernement suédois a décidé qu’un musée Vasa permanent devait être construit et un appel d’offres d’architecture a été lancé pour la conception du bâtiment du musée. Un total de 384 architectes ont proposé leurs plans du bâtiment devant abriter le Vasa et les gagnants ont été Marianne Dahlbäck et Göran Månsson avec leur projet « Ask ». La construction du nouveau bâtiment a commencé sur et autour de la cale sèche de l’ancienne cour maritime avec une cérémonie d’ouverture organisée par le Prince Bertil de Suède, le 2 novembre 1987. Le Vasa a été remorqué dans le nouveau bâtiment en décembre 1988 et au cours de l’été 1989, lorsque les visiteurs ont été admis sur le chantier de construction, 228’000 personnes ont visité le musée à demi-fini. Le musée a été officiellement inauguré le 15 juin 1990.

Horaires

Janvier à mai, septembre à décembre : Ouvert tous les jours de 10:00 à 17:00. Mercredi : Ouvert jusqu’à 20:00.
Juin à août : Ouvert mardi à dimanche de 08:30 à 18:00.

Tarifs

Entrée : 130 SEK (17.50 CHF)

L’entrée est assez cher par rapport à ce qu’offre le musée, mais la visite reste intéressante et détaillée, et le bateau est impressionnant. Pleins d’explications sont disponibles un peu partout et les brochures complètent le tout. Vraiment sympa !

Je profite également de visiter le musée nordique, qui se situe juste à côté du Musée Vasa.

C’est un musée consacré à l’histoire du peuple suédois et de sa culture depuis la fin du Moyen âge jusqu’à l’époque contemporaine. Il a été fondé au début du 19e siècle par Artur Hazelius, qui a également fondé le musée de plein air Skansen. Ces deux musées faisaient initialement partie du même projet et sont devenus indépendants en 1963. Les objets présentés à Skansen sont encore aujourd’hui la propriété du musée nordique. Ce dernier était au départ censé représenter la culture de toute la Scandinavie, mais a dû se limiter à la Suède. Les expositions présentent différents aspects de la vie du pays suivant les époques et dans les différentes couches sociales de la population. Elles ont pour thèmes l’artisanat, les traditions, la nourriture, l’habitat, les jouets, l’habillement, etc. Le bâtiment abritant le musée a été conçu par Isak Gustaf Clason et construit entre 1888 et 1907. Les plans initiaux étaient beaucoup plus ambitieux et prévoyaient un bâtiment quatre fois plus grand. Il est inspiré de l’architecture de la Renaissance danoise, dont le château de Frederiksborg est le fleuron.

Horaires

Toute l’année : Ouvert tous les jours de 10:00 à 17:00.
Mercredi : Ouvert jusqu’à 20:00, entrée gratuite après 17:00

Tarifs

Entrée : 100 SEK (13.50 CHF)

Le musée est énorme et les expositions sont très intéressantes pour qui aime la culture scandinave. Retour à l’hôtel où je mange, puis me repose après cette longue journée de marche. Le lendemain, mon vol de retour est à 14h, je profiterai donc de me rendre sans me presser à l’aéroport et d’attendre tranquillement le départ de mon vol.

BILAN DE MON VOYAGE À STOCKHOLM

Bien qu’expéditive, cette course visite m’aura permit de découvrir la capitale de la Suède. Jolie et intéressante, ce n’est certes pas représentatif du pays. C’est un peu comme voir Oslo et se dire qu’on a vu la Norvège : grosse erreur ! Je me réjouis de retourner à Stockholm qui me servira de point de départ pour visiter le reste du pays.