« Mina san, konnichiwa! » ou « Bonjour tout le monde ! » en français dans le texte. Pour celles et ceux qui me connaissent bien, vous savez certainement que je suis un grand admirateur du Pays du Soleil Levant, aussi bien de sa culture que ses traditions, en passant par sa variété de plats authentiques et délicieux. Je me souviens y avoir été initié par les animés et autres mangas que je dévorais littéralement étant plus jeune. Par la suite, j’en suis venu à m’intéresser aux autres aspects du pays et je m’imaginais alors pouvoir un jour découvrir le Japon de mes propres yeux. Un vieux rêve que j’ai eu la chance de pouvoir le réaliser avec un ami en mai 2010 pour mon 25ème anniversaire ! Ce fut un magnifique voyage, mais à mon retour, bien qu’éreinté par quelques semaines de découvertes, je n’avais qu’une envie : y retourner un jour prochain ! Finalement, c’est quasi 5 ans plus tard que je foule à nouveau le sol nippon, et ce pendant tout le mois d’avril 2015 ! J’ai choisi cette période afin de pouvoir admirer les fameux cerisiers, que nous n’avions malheureusement pas ou très peu vu lors de notre premier voyage.

Cette fois-ci, j’ai voyagé en solo, avec ce que cela a de bon et de moins bon. J’ai profité de retourner visiter certains endroits que j’avais beaucoup aimé durant mon premier périple et en ai bien entendu visité d’autres !

MON ITINÉRAIRE AU JAPON

Initialement, j’avais préparé un itinéraire de voyage relativement précis, mais on ne peut pas toujours tout prévoir, tant au niveau de la météo que des rencontres imprévues. Ainsi, ayant prévu d’écrire un article par journée de voyage, je vais finalement rédiger un article par lieu visité. Je profiterai également d’indiquer ici et là quelques anecdotes tirées de ma première escapade au Japon en 2010. Vous trouverez les articles en question dans la partie « Mes voyages » sous « Asie de l’est » au fur et à mesure de leur publication.

MON BUDGET POUR UN MOIS

Pour faire simple, disons que je n’avais pas vraiment de budget pour ce voyage. Je voulais être certain de pouvoir faire ce qui me plaît, sans toutefois aller jusqu’à dépenser des sommes folles et dans cette optique, j’ai effectué un suivi régulier de mes dépenses. Après ce mois de voyage, voici le bilan :

HÉBERGEMENT | PRÉVU = CHF 752.- | DÉPENSÉ = CHF 721.-

Concernant les dépenses liées à l’hébergement, ces dernières ont été payées cash une fois sur place. Les réservations se font facilement via des sites comme Booking.com ou Hotels.com, voir directement sur le site Internet de l’établissement. Cette dernière possibilité a parfois l’avantage de proposer des tarifs réduits ou des réductions que vous ne verrez pas sur les sites de réservation en ligne mentionnés. Vous devrez alors préciser le nombre de personne, le type de chambre, les dates et devrez parfois fournir une garantie de réservation, comme une carte de crédit ou un pré-paiement non-remboursable. Comme j’ai choisi de dormir en dortoir durant la totalité de mon séjour, mon budget hébergement n’était pas très élevé et je n’ai ni effectué de paiement par avance, ni dû fournir mes coordonnées bancaires. J’avais même le loisir de pouvoir annuler chacune de mes réservations sans frais au plus tard 24h à l’avance, si besoin est. J’ai d’ailleurs fais usage de cette option pour modifier mon itinéraire et donc mon hébergement, ce qui explique la différence au niveau du budget. Finalement, sachez que le prix varie bien évidement selon le besoin de confort, l’emplacement, le type d’hébergement et la disponibilité. Vous trouverez plus bas mon avis sur les différents établissements visités.

TRANSPORT | PRÉVU = CHF 760.- | DÉPENSÉ = CHF 795.-

Pour ce qui est des dépenses liées au transport (train, bus, métro, etc.), elles ont également toutes été honorées sur place, à l’exception du Japan Rail Pass que j’avais déjà commandé et payé avant mon départ. Après ce voyage et un rapide calcul, j’ai effectué pour CHF 320.- de déplacements non-pris en charge par le JRP auquel nous ajoutons les CHF 475.- du pass pour arriver à CHF 795.-, soit à peine plus que le budget estimé de CHF 760.-. Du point de vue du JRP, j’ai effectué pour CHF 980.- de déplacements couverts par le pass, soit non seulement son coût de base, mais le double ! Sur un mois de voyage, il est donc très facile de rentabiliser l’achat du pass, mais sachez à titre informatif qu’un simple aller-retour Tokyo-Kyoto suffit à rentabiliser celui de 7 jours ! J’ai profité autant que possible de réserver un siège lors des longs trajets, mais il était parfois plus simple de se rendre dans les wagons pour voyageurs n’ayant pas de réservation et de croiser les doigts pour trouver une place ! Pas facile, mais je n’ai jamais eu à voyager debout, car il y a toujours une petite place de libre, même aux heures de pointe !

INFORMATION SUR LE JAPAN RAIL PASS

Le Japan Rail Pass (ou JRP) est un forfait de transport pour les lignes de la compagnie « JR » au Japon. D’une durée de 7, 14 ou 21 jours et son prix variant en fonction du cours du Yen, le JRP permet une utilisation gratuite et illimitée de tous les trains, bus et ferrys de la compagnie JR. Le réseau ferroviaire japonais est très développé, et quasiment tous les touristes qui voyagent au Japon se procurent un JPR. Vu le tarif élevé du train au Japon, cela vaut principalement pour les transports ferroviaires entre les grandes villes, mais il est aussi utilisable sur des transports plus locaux, par exemple sur certaines lignes du métro de Tokyo, telle que l’inévitable ligne Yamanote circulaire qui dessert tous ses quartiers.

Seules les personnes avec le status « Visiteur temporaire » (90 jours) pour prétendre en obtenir un. Il est obligatoire de vous procurez un bon d’échange avant d’arriver au Japon, sinon vous pourrez faire une croix sur votre pass ! Le bon est ensuite échangeable aux aéroports et dans toutes les grandes gares du Japon. Selon le cours du Yen, comptez CHF 230.- pour la version 7 jours, CHF 360.- pour la version 14 jours et CHF 480.- pour la version 21 jours, celle que je me suis procurée. Lors de l’achat du bon d’échange sur un site Internet ou directement chez un prestataire, vous devrez préciser certains renseignements vous concernant : attention à ne pas faire d’erreur dans votre nom, car si celui-ci ne correspond pas à celui indiqué dans votre passeport, cela peut grandement compliquer la tâche lors de l’échange. Vous pouvez obtenir un bon d’échange jusqu’à 3 mois avant votre voyage au Japon.

Lors de l’échange du bon sur le sol nippon, il vous sera demandé la date de début de validité : choisissez bien, car une fois la date inscrite, elle n’est plus modifiable ! Dès cette date, vous pourrez profiter d’une utilisation gratuite et illimitée de tous les trains, bus et ferrys de la compagnie JR ! Il convient donc de bien planifier son voyage afin de pouvoir rentabiliser facilement son JRP.

Pour acheter ce pass, le plus simple est sans doute de le commander en ligne. Il existe plusieurs sites qui le proposent à des tarifs souvent très proches, à quelques euros près. Pour ma part, je vous conseille le site JRPasses (en français) qui propose un excellent service et parmi les tarifs les plus bas face à la plupart de ses concurrents, soit même quelques Euros moins cher que le cours de la devise ! Ajoutez à cela les frais de ports offerts (en lettre suivie), une expédition sous 24h, ou encore une modification gratuite des dates en cas de besoin. La réservation de sièges dans les trains n’est pas obligatoire au Japon, mais vous pouvez en réserver gratuitement avec le JPR. La méthode la plus simple consiste à vous rendre dans un bureau de réservation dans une station JR une fois au Japon. Ces bureaux sont appelés « Midori-no-madoguchi » et sont reconnaissables à leur logo « JR » vert. Attention, le JPR n’est pas valable dans les Shinkansen Nozomi et Mizuho, ainsi que sur les lignes de chemins de fer privés. Vous devrez dès lors emprunter un autre trajet ou payer la totalité des frais de transport.

Il existe également des JR Pass régionaux plus spécifiques et souvent moins onéreux, toujours réservés aux étrangers, mais dont la compatibilité se limite à certaines zones du Japon. Finalement, n’oublions pas de citer l’indispensable Hyperdia.com, le site Internet regroupant les horaires des trains japonais, un must ! Il existe une application iPhone et Android. Attention, car une fois l’application installée et lancée, elle démarre pour une période de 30 jours, après quoi vous devrez payer pour l’utiliser.

ALIMENTATION | PRÉVU = CHF 1’310.- | DÉPENSÉ = CHF 960.-

J’arrive sur une partie intéressante, le budget « Nourriture », presque le double de celui de l’hébergement ! Est-ce une erreur ? Pas du tout. Le Japon possède une très forte tradition culinaire et de nombreux rites associés à la consommation de nourriture, sans parler du souci du détail et de l’esthétisme qui touche aussi bien l’aliment que l’assiette qui le présente. Et il y a tellement de chose à goûter : Yakitori, Okonomiyaki, Ramen, Tempura, Gyoza, Katsudon, Tonkatsu, sans oublier les sushis et bentos sont parmi les plats que j’ai eu l’occasion de goûter ! Et tout cela ne permet que d’effleurer la surface de l’infinie palette culinaire japonaise ! Bien sûr, on peut manger pour CHF 10.- par jour au Japon si on sait où aller, mais sauf dans le cas où votre budget est très serré, lâchez-vous, faites-vous plaisir ! En tout cas, c’était mon cas et je n’ai jamais été déçu une seule fois. On dit que la nourriture est chère au Japon, mais ce n’est pas l’impression que j’ai eu, peut-être car je suis Suisse et que chez nous, tout est de toute façon cher… Même si je suis loin d’avoir atteint le budget initialement prévu pour les repas, ce n’est pas faute d’avoir essayé en goûtant à presque tout ce que je pouvais trouver ! Vous trouverez quelques photos dans les articles du voyage.

ACTIVITÉS | PRÉVU = CHF 860.- | DÉPENSÉ = CHF 530.-

Ici, c’est toutes les dépenses liées aux activités quotidiennes qui sont comptabilisées, comme les visites de musées, parcs et autres jardins dont l’entrée est rarement gratuite. Les prix restent néanmoins « bon marché », entre 200 et 1’000¥, soit environ ~CHF 1.70 à ~CHF 9.- pour des musées notamment, mais l’addition peut vite grimper si vous alignez les visites de ce genre. Dépendant de la destination, j’ai parfois rapidement dépassé cette limite journalière. Des sites Internet comme TripAdvisor sont parfaits pour vous donner une idée de ce que d’autres voyageurs pense d’un endroit en particulier. Je citerai en plus les nombreux guides touristiques, tels que le Routard, le Lonely Planet, le Guide Voir, le Guide Bleu ou encore le Petit Futé, qui pourront également vous donner ce genre d’information. Il ne tient ensuite qu’à vous de décider si vous souhaitez visiter l’endroit et payer les éventuels frais d’entrée ou non, mais dans la plupart des cas, vous ne serez pas déçu s’il s’agit de votre première visite au Japon ! J’ai finalement dépensé moins que prévu, même en visitant la plupart des temples et jardins sur ma « to do list ». Les dépenses liées à l’achat de souvenirs ne sont pas incluses dans cette catégorie, mais j’ai nettement moins dépensé à ce sujet que lors de mon premier voyage. Les magasins de souvenirs en  tout genre sont légions, et l’addition monte très rapidement si vous souhaitez emporter avec vous quelques objets traditionnels comme des poupées Kokeshi ou des éventails fais à la main…

VOLS AVEC FINNAIR & JAL (JAPAN AIRLINE) = CHF 860.-

J’étais d’abord à la recherche d’un vol direct depuis la Suisse et j’avais bien quelques propositions à moins de CHF 1’000.-. Cependant, durant les quelques jours qu’a duré ma réflexion, ce montant n’a cessé d’augmenter, si bien que j’ai fini par renoncé à cette liaison directe devenue clairement trop cher pour ce que c’était. Un vol sans escale a beau être pratique, c’est loin d’être indispensable. J’ai alors reporté mon intérêt sur un vol AR Suisse-Finlande-Japon avec JAL pour CHF 860.-, sélection de siège inclus. J’économise donc à tous les niveaux et j’y gagne une escale de 1h30 à Helsinki qui sera la bienvenue avant un vol de nuit plus court que le vol direct pour le Japon (9h30 de vol dans un meilleur siège au lieu de 12h dans un siège standard). Mon avis au sujet du vol est très positif : ce dernier s’est très bien passé, le service était très bon, le siège et l’espace pour le jambes plus que suffisant et l’espace de rangement énorme. La sélection de films et musiques étaient intéressante et la nourriture très bonne. A ce sujet, nous avons eu droit à une surprise lors du snack pour le vol retour : le burger à faire soi-même ! Les ingrédients comme la viande, les oignons, la tranche de tomate et les sauces sont livrés sur un plateau ainsi qu’un mode d’emploi et il ne vous reste plus qu’à préparer vous-même le burger ! Activité très ludique, j’ai adoré ! Bref, je recommande JAL qui est une des meilleures compagnies aériennes avec laquelle j’ai eu l’occasion de voler.

SUICA CARD ET SIM CARD = CHF 100.-

J’aimerais parler ici de deux outils dont je n’avais pas connaissance pour mon premier voyage au Japon, mais qui ont été de la partie cette fois-ci : la Suica Card et la carte SIM Data. Dire que ces outils m’ont simplifié la vie serait un doux euphémisme : ils sont tout simplement indispensables !

La première est une carte prépayée magnétique multi-usages. Suica signifie « pastèque » en japonais, mais ce qui nous intéresse ici, c’est l’acronyme « Super Urban Intelligent CArd ». Son usage initial est de faciliter l’usage du réseau ferré dans le grand Tokyo et les autres mégapoles de l’archipel. On peut se procurer la Suica dès l’arrivée sur le sol japonais, à l’aéroport ou dans les gares principales. La carte coûte 2.000¥ qui incluent 500¥ de caution, donnant ainsi un crédit utilisable de 1.500¥. On peut dès lors utiliser cette carte à loisir et la recharger au besoin dans n’importe quelle gare, auprès d’une des nombreuses bornes qui portent le logo Suica. Mais la carte prépayée est également indispensable au Japon car elle permet également de régler tout aussi facilement le train (52 lignes concernées dans tout le pays), le bus, les innombrables distributeurs automatiques, ainsi que beaucoup de commerces de proximité tels que les konbini et de nombreux restaurants. Je ne compte plus le temps (et l’argent) économisé grâce à cette carte et son obtention et sa facilité d’utilisation en font tout simplement un must-have lors de votre voyage au Japon !

Pour ce qui est de la seconde, elle consiste simplement en une carte SIM « Data » prépayée. Les touristes ne peuvent pas obtenir de carte SIM « Call » (téléphonique), mais la vente de carte SIM de données (Data) est autorisée et est devenue monnaie courante parmi les touristes. N’imaginez pas que les réseaux Wifi japonais sont gratuit ou accessible partout : une fois hors de votre hôtel, vous devrez fournir des indications pour pouvoir accéder à un Wifi, même pour les enseignes McDonald ou Starbucks. Aux USA, il est plus courant d’avoir une connexion Internet sans-fil gratuite dans ces établissements, mais pas au Japon. Pour autant que votre téléphone portable soit compatible, vous pouvez commander et utiliser une carte SIM Data de 3Giga pendant 30 jours consécutifs, largement de quoi vous permettre de consulter les horaires de trains sur Hyperdia ou trouver votre prochaine destination sur GoogleMap.

La couverture réseau 4G au Japon est excellente et 3Go de données m’ont suffit, même avec une consultation régulière des horaires de trains, mes emails et GoogleMap. L’avantage d’une telle carte est qu’elle est très bon marché (~CHF 35.- pour 3Go/30 jours) et qu’elle peut être directement envoyé à votre hôtel au Japon. Aucune procédure d’activation, mettez-la simplement dans votre mobile et le tour est joué ! Les 30 jours d’utilisation débutent à la première activation réseau de la carte. Une fois cette période terminée, jetez simplement la carte dans la poubelle la plus proche (pas dans les rues en tout cas).

Pour commander la carte SIM, je suis passé par E-Connect. Mon avis sur le service est très positif. La carte SIM m’attendait à l’auberge et le temps de l’insérer dans mon iPhone, j’étais connecté. Aucun problème de connexion ni de perte de réseau à signaler, même dans les trains à grande vitesse. Cette carte SIM m’a sauvé la vie plus d’une fois, tant pour trouver mon chemin que pour contacter mes amis via Facebook et après 30 jours, j’avais utilisé 2.4Go de données sur les 3Go proposés. Bref, un autre must-have pour votre voyage !

BUDGET TOTAL | PRÉVU = ~CHF 4’650.- | DÉPENSÉ = ~CHF 4’000.-

A ma grande surprise, j’ai dépensé moins que prévu initialement, et cela pour deux raisons : comme mon planning a été chamboulé par une météo capricieuse, j’ai du annuler certaines destinations et contrairement à ma première visite, l’achat de souvenirs s’est résumé à quelques friandises, du thé vert et quelques décorations. Tout est compris dans ce montant, ce qui reste parfaitement abordable pour un voyage de 30 jours en solo au Japon. Nombres de guides et de sites Internet précisent que ce pays est relativement cher, et cela est vrai pour certaines choses, mais pas pour tout ! S’il s’agit de votre premier voyage, mon conseil est simplement de profiter à fond !

LES AUBERGES OÙ J’AI RÉSIDÉ

Comme j’en ai parlé plus haut, cette catégorie dépend de votre besoin de confort. J’ai choisi un hébergement en dortoir pour deux raisons : le prix et l’ambiance. La promiscuité ne me dérange pas et c’est d’ailleurs ainsi qu’on rencontre d’autres routards avec qui on peut partager quantité de choses sur un sujet commun : les voyages ! N’oubliez pas d’échanger vos adresses si la personne en face en vaut la peine, et prenez le temps de garder le contact ! On ne sait jamais, cette personne peut avoir quelques conseils à vous donner et pourrait même vous offrir le gîte si vous venez un jour à lui rendre visite dans son pays ! Et il faut dire que de nos jours avec les réseaux sociaux, rien de plus facile que de garder contact ! C’est d’ailleurs la seule raison pour laquelle j’ai créé un compte Facebook.

Et là, vous vous dîtes « Que du dortoir ? Et le Ryokan alors ? » Et bien, j’ai déjà eu la chance de pouvoir expérimenter une nuit dans une auberge traditionnelle (Ryokan), un hôtel-capsule et même un monastère en 2010, il n’était donc pas nécessaire pour moi de réitérer l’expérience, et ce pour deux raisons : le prix et la disponibilité. En effet, le fait de voyager seul vous ferme d’office la porte de bon nombre d’établissements et ceux qui ne vous refusent pas vous demande tout de même de payer le coût total de la chambre. Partager les frais quand on est deux, c’est normal, mais payer plein tarif quand vous êtes seul, ça devient franchement trop cher. Toutefois, mais je recommande fortement d’essayer au moins une nuit dans un Ryokan pour toute première visite du Japon ! Je ferais un ou deux petites parenthèses dans mes articles pour parler de ces types d’hébergements. Ci-dessous, les auberges où j’ai résidé durant ce voyage, cliquez sur le nom de l’établissement pour être redirigé sur le site Internet.

Toco Heritage Hostel for Backpackers

Toco Heritage Hostel for Backpackers, ou plus simplement Toco, est une petite auberge des plus sympathiques, toute proche de la station de métro Iriya sur la ligne Hibiya (2 min d’Ueno). Autant dire que sa situation est excellente ! L’auberge, ouverte en octobre 2010 est un pur concentré de japonais traditionnel dans un quartier calme de la capitale. Le jardin extérieur et son mini « Mont Fuji » donne à l’endroit une impression de calme et de grandeur, et le bâtiment en bois doté de portes coulissantes respire l’authenticité.La salle Lounge se transforme en bar le soir venu, les locaux se mêlent aux voyageurs, et on peut y déguster différents cocktails et autres snacks. N’oublions pas le personnel, très amical et désireux de pouvoir vous offrir la meilleure expérience en matière d’hébergement de Tokyo. D’ailleurs, je considère à présent le temps passé dans cet établissement comme « une visite chez des amis » plutôt que « quelques nuits dans une auberge ».

Mon avis ? J’ai a-do-ré cet endroit et le recommande sans réserve, surtout pour le prix de 2700 yens (~CHF 25.-) par nuit en dortoir. N’oubliez pas de tester le petit-déjeuner ! 300 yens (~CHF 2.50.-) pour un bol de soupe miso, deux Onigiri (boulettes de riz triangulaires et fourrées au poisson grillés ou autre ingrédient salé ou aigre) et un délicieux thé vert ! Prévoyez simplement des boules quies et ne soyez pas surpris d’entendre grincer le sol en bois à chaque pas : le bâtiment est relativement vieux, mais cela n’ajoute-il pas encore plus de charme à l’endroit ? Le site Internet du lieu est très complet et le staff est très actif sur Facebook, n’hésitez pas à aller y jeter un œil ! Et comme une image vaut 1000 mots, on termine avec cette petite vidéo qui résume on-ne-peut-mieux Toco !

Nui Hostel and Bar Lounge

Ouvert en septembre 2012, cette auberge est la « petite sœur » de Toco. A 5 minutes en métro de la station Asakusa sur la ligne Oedo, Nui est également bien située, car elle possède une connexion directe (sans changement) avec l’aéroport de Narita. Très pratique si c’est là votre première/dernière étape au Japon ! Ancien entrepôt vieux de 400 ans reconverti avec passion et considération en une auberge au look « industriel », Nui se réjouis de pouvoir accueillir, tout comme Toco, des voyageurs du monde entier. L’auberge offre un excellent petit-déjeuner sous la forme de croissants et autre pains au chocolat (parmi les meilleurs que j’ai pu goûter au Japon), ainsi que de délicieux cafés. Tout comme Toco, l’immense salle Lounge de Nui se transforme en bar une fois la nuit tombée, les locaux débarquent et différents plats et boissons sont alors proposés. Le prix de 2700 yens (~CHF 25.-) par nuit en dortoir et le staff très sympathique de l’établissement devrait finir de vous convaincre !

Au niveau de la taille, sachez que Nui est beaucoup plus grande que Toco (100 vs 30 personnes), aussi s’il est impossible de réserver un lit dans la seconde, la première pourra certainement vous dépanner ! Tout comme Toco, Nui possède un très bon site Internet, est actif sur Facebook et propose également une vidéo présentant l’auberge (voir ci-dessous). Pour être resté dans ces deux auberges, laissez-moi vous dire que Toco a ma préférence, certainement grâce à son ambiance « familiale » et à un nombre plus restreint de personnes : on se marche moins dessus à 30 qu’à 100, et on peut plus facilement faire connaissance autour d’une table de 10 personnes que 50. Je recommanderai Nui aux fêtards et aux personnes aimant le monde et le bruit, et Toco aux voyageurs plus calmes et à la recherche d’un hébergement plus traditionnel.

Guesthouse Tomaru

Tomaru est une charmante pension à 2 minutes de la station de train de Takayama. A peine arrivé, on est accueilli par les propriétaires et on découvre alors une maison typique de la région. Un lit à 2800 yens vous attends dans le dortoir mixte et deviendra sans aucun doute votre meilleur ami après une longue journée de visite. Car, soyons honnête, il y a de quoi faire et de quoi voir à Takayama malgré la taille de cette petite ville de montagne. La pension est totalement équipée : coin lounge, cuisine, douches et toilettes, rien ne manque. Je n’y ai finalement passé que peu de temps, car toujours à l’extérieur en mode visite, mais j’ai tout de même eu l’occasion de discuter avec le sympathique chef de famille. En plus de me conseiller en terme de lieux à voir et de restaurants à essayer, il m’a recommandé d’aller tester un onsen, une source chaude située aux étages d’un hôtel de luxe situé sur un colline et dominant la ville. Étant donné le temps pourri, j’y suis allé et ce fut un super moment, très reposant ! Je resterai à nouveau à Tomaru si je passe à nouveau par Takayama, même si ce n’est pas les hébergements en dortoirs qui manque (un J-Hoopers et un K’s House à 30 mètres l’un de l’autre).

Guesthouse Pongyi

Alors là, attention ! La guesthouse Pongyi, ce n’est pas une pension : c’est tellement plus ! Il s’agit là d’un ancien magasin de kimono situé le long d’un canal dans une rue calme, bien qu’à quelques mètres d’une des principales artères de la ville. Pas sûr qu’on trouve plus pittoresque que cette demeure. Une fois que l’on passe la porte d’entrée coulissante, on est accueilli par Maru, membre du staff des plus aimables, puis par Yuu, l’okami (la propriétaire) vêtue d’un yukata. Nous faisons alors un tour du propriétaire et découvrons la charmante demeure : deux dortoirs (un pour femmes seulement et un mixte), quelques chambres double, deux petits coins lounge pourvus de bibliothèques avec énormément de livres, une kitchenette, douche et WC. Et là où Pongyi fait mieux que d’autres auberges, c’est qu’elle propose quantité d’activités (l’essai de kimono, la calligraphie, la cérémonie du thé ou encore l’art de l’origami), tant dans ses locaux qu’à l’extérieur !

La pension est d’ailleurs bien connue des médias de Kanazawa, car en plus d’être la première auberge de la ville, elle fait régulièrement la une de magazines locaux de part ses activités. 100 yens inclus dans l’hébergement sont également reversés à des associations aidant des enfants en Asie, donc en plus de passer un très bon moment à Pongyi, vous faites votre B.A. Et une bonne nouvelle pour vous, voyageurs : depuis avril 2015, une nouvelle ligne de Shinkansen relie maintenant Tokyo à Kanazawa en 2.5 heures au lieu du double précédemment. Ajoutez un coût de 2800 yens par nuitée en dortoir , une quantité d’activités presque illimitée, et vous n’avez alors plus aucune excuse pour ne pas vous y rendre !

Piece Hostel Kyoto

« Laissez-nous être une pièce de votre voyage », tel est le slogan du Piece Hostel Kyoto. Nous sommes ici dans une immense auberge de jeunesse dotée de chambres de tout type et de dortoirs de différentes tailles dont les premiers prix sont à 2400 yens par nuit. Le style de l’auberge est assez industriel et ne plaira pas à tout le monde, mais l’endroit est très propre et totalement équippé : douches au RDC, toilettes à chaque étages, le tout nettoyé régulièrement et c’est tant mieux, à la vue du nombre de voyageurs. Car oui, des voyageurs, Piece peut en accueillir beaucoup. Du coup, on se sent un peu moins en « famille », mais il y a toujours moyen de s’attabler dans le coin cuisine et de démarrer une conservation.

Un énorme avantage est qu’un petit-déjeuner vous est proposé chaque jour et gratuitement. Pains, soupes, salade et même du riz, le tout en libre service. Parfait pour commencer une intense journée de visite. Piece organise régulièrement des activités pour ses résidents et le staff est toujours de très bon conseils lors qu’il s’agit de vous suggérer l’itinéraire du jour. Et étant donné la quantité de choses à voir et à faire à Kyoto, un peu d’aide n’est clairement pas superflu ! La proximité de Piece par rapport à la gare de Kyoto (sud de la gare, 5 minutes de marche) est un autre avantage indéniable, car vous partirez sans nul doute de la station de bus situé au pied de la Kyoto Tower, au nord de la station.

Hat’n Hat Hostel

Cet hébergement n’était pas prévu, mais suite au mauvais temps et au changement de planning, j’ai pu réservé un lit dans cette pension à la dernière minute. Nous sommes chez l’habitant, l’accueil est donc très aimable et comme pour les autres établissements ci-dessus, nous commençons par un tour du propriétaire. Cuisine équipée, coin lounge, douches et WC, sans oublier les dortoirs et chambres doubles. L’hébergement, très propre, est par contre un peu plus cher que les autres (3000 yens) et est situé au nord-ouest de la gare de Kyoto, proche du district d’Arashiyama. Rassurez-vous toutefois : on y accède en 15 minutes par train JR depuis la gare, puis par 10 minutes de marche, ce qui reste correct compte tenu de la taille de la ville. A proprement parlé, je n’y ai vraiment passé que les nuits, rentrant tard le soir de ma journée de visite et partant tôt le matin, mais j’y ai très bien dormi. Je considèrerais cet hébergement si rien d’autre n’est disponible, surtout à cause de sa situation.

MON AVIS SUR CE VOYAGE

« Un voyage magique et gourmand, pleins de découvertes et de rencontres, bien que passablement pluvieux ». Voilà comment je résumerais ce mois au Japon. En effet, bien que la météo n’ait pas été très clémente sur quasiment un tiers du voyage (d’où le planning totalement bouleversé) j’ai passé de très bons moments, visité des endroits magnifiques bien que très « peuplés », revu mes amis japonais et en ai rencontré d’autres, et ai mangé d’excellents plats ! Comme il s’agit de mon second voyage, l’aspect « découverte pure » était nettement moins présente, mais cela ne m’a pas empêcher de m’arrêter par moment pour admirer tel ou tel paysage ou encore m’extasier devant un temple au détour d’une rue. Retourner à certains endroits déjà visités était génial, mais le vrai plaisir fut la découverte de nouveaux lieux ! J’ai profité le plus possible de mon temps sur place et malgré un changement de planning et l’annulation de certaines destinations, ce voyage est un réel succès ! Maintenant, je dois écrire les articles, sélectionner les photos… Bref, j’ai du boulot !